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    Actualités scientifiques et techniques 15.07.2011

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    Au sommaire : L'astronome Vladimir Sourdine : "Dans la science il y a assez de place pour tout le monde" ; L'époque du clonage et ses perspectives ; La Russie se dote de son propre collisionneur ; "Fukushima-1" : des secrets qui s'étalent au grand jour


    Au sommaire :

    L’astronome Vladimir Sourdine : « Dans la science il y a assez de place pour tout le monde »   

    L’époque du clonage et ses perspectives

    La Russie se dote de son propre collisionneur

    « Fukushima-1 » : des secrets qui s’étalent au grand jour

    L’astronome Vladimir Sourdine : « Dans la science il y a assez de place pour tout le monde »   

    Les milieux d’astronomie sont en pleine effervescence. Un groupe d’historiens de la science a mis en évidence le fait que le célèbre astronome américain Edwin Hubble, auteur de la loi de l’éloignement des galaxies, avait censuré ou, en d’autres mots, privé de sens la traduction en anglais du travail de l’astronome belge Georges Lemaître. C’est que Lemaître avait formulé les grandes lignes de cette même loi deux ans avant Hubble. Il avait également découver le rapport entre la distance jusqu’aux galaxies et la vitesse de leur éloignement connue sous le nom de Constante de Hubble. C’est pour cette raison que la publication de la traduction exacte aurait pu nuire à la réputation du scientifique américain. Faut-il maintenant attribuer à la Loi et à Constante de Hubble le nom de Lemaître? Le correspondant de la « Voix de la Russie » Boris Pavlichtchev est allé recueillir l’avis de l’astronome de Moscou Vladimir Sourdine pour faire la clarté sur ce point.

    C’est une histoire vraiment bizarre. Georges Lemaître était un cosmologue européen bien connu et personne n’a jamais songé à minimiser sa contribution à la science. On savait depuis longtemps que Lemaître avait développé la théorie de l’Univers en expansion mais on savait aussi que Hubble, ce grand astronome observateur, s’est fait un nom en étudiant les galaxies lontaines. Alors où est le problème?  C’est que  les historiens ont récemment découvert le travail peu connu de Lemaître en français datant de 1927 que personne n’avait lu à l’époque. Mais voyons, la science n’utilisait alors que l’allemand et l’anglais. Plus tard, après la publication en 1929 par Hubble de sa découverte, le travail de Lemaître a été traduit en anglais mais avec omission des passages entiers qui indiquaient clairement sa paternité de la découverte du phénomène de l’expansion de l’Univers. On a jamais su qui a fait cela et pour quelle raison, pas plus que les noms du traducteur et du rédacteur. La traduction a été publiée dans la revue scientifique anglaise bien connu Monthly Notices of the Royal Astronomival Society.Hubble se trouvait alors aux États-Unis et il n’était pas facile à l’époque de communiquer à travers l’océan par lettres sur support papier et  télégrammes. Par conséquent, tous ceux qui commentent cette trouvaille historique doutent fortement que Hubble ait pu se compromettre dans cette histoire somme toute sale. Lorsque vous traduisez un travail scientifique, traduisez-le intégralement et ne vous amusez pas à en retirer certains passages. Je pense qu’il y avait des gens qui croyaient rendre service à Hubble, et à travers lui à toute l’astronomie américaine.

    Vous ne doutez plus vous-même que la paternité revient à Lemaître?

    A force de fouiller on voit bien que toute découverte qui porte le nom d’un scientifique laisse généralement entrevoir d’autres noms moins connus mis tout aussi respectables. Qui a découvert le phénomène d’éloignement des galaxies? Ce n’était pas Hubble ou Lemaître mais un obscur astronome américain. Qui observait les galaxies lontaines et passait des nuits entières à étudier les clichés? Un autre atsronome. Quant à Hubble, il était diplômé d’une prestigieuse université américaine, pratiquait la boxe et était un homme très résolu. Il aurait pu « oublier » les noms de ses prédécesseurs par pure ardeur sportive à plus forte raison que sa mentalité le poussait à être toujours le premier.

    Comment va finir d’après vous le tapage autour de Lemaître?

    J’attendrais que les historiens de la science tirent cette situation au clair. Je pense qu’on finira bien par retrouver le nom de celui qui avait mal traduit le travail de Lemaître et diminué par là-même son rôle dans l’histoire de la science. Cette « histoire criminelle » sera entièrement élucidée mais nous dirons toujours « La Loi de Hubble » parce que c’est entré dans tous les manuels et livres. A propos, les Américans sont passés maîtres dans l’art de la publicité et se comportent en vrais professionnels en présentant au public n’importe quelle découverte scientifique. Je vous signale que les journalistes de chez nous commencent souvent leurs revues scientifiques par ces mots : « les Américains ont découvert... », « les Anglais ont découvert... » Pourquoi? Mais parce que chez nous on ne lit pas généralement les travaux originaux des scientifiques et qu’on leur préfère leurs résumés préparés par des journalistes américains très professionnels, très qualifiés et sachant présenter au public les questions les plus complexes. Nous devons nous mettre à leur école et faire valoir nos acquis avantageusement, rapidement et de façon professionnelle.

    Avez-vous quelques exemples à donner?

    Il y a quelques années le prix Nobel a été attribué à une équipe de consomologues américains pour la découverte des particularités du Rayonnement de fond cosmologique au départ des fluctuations de température découvertes à l’aide d’un satellite. La même découverte a été faite pratiquement au même moment par nos cosmologues. Or, les Américains ont su présenter leur découverte au public d’une façon plus nette, plus claire et plus compréhensible et ont fini par décrocher le  Nobel. Pourtant dans le monde de la science nous savons tous ce que vaut chacun et n’attachons jamais trop d’importance à « étiquette » qui colle et à ceux qui étaient ou n’étaient pas là au moment de distribution des récompenses. Rappelons-nous ce que disait Newton que nous considérons comme le fondateur de la physique classique : « Si je voyais plus loin que les autres, c’est parce que je me tenais sur les épaules des géants ». De la même façon, tout scientifique postérieur à Newton se tient sur les épaules des géants que le public ne connaît que vaguement.

    Peut-on imaginer aujourd’hui qu’un scientifique en vienne à diminuer le traval de son collègue par pure vanité?

    Mais bien sûr et cela arrive régulièrement. Les scientifiques ont tous les défauts et tous les vices des gens du commun. Chacun de nous pourrait vous en dire long sur les histoires de ce genre quand ses idées étaient publiées à la suite d’une indiscrétion qu’il avait commise. Je n’y attache personnellement que peu d’importance. La lutte pour la priorité est la dernière des choses. Dans la science il y a assez de place pour tout le monde.

    L’époque du clonage et ses perspectives

    La fameuse brebis Dolly a vu le jour il y a exactement 15 ans. Son clonage a été réalisé avec succès dans le laboratoire du chercheur écossais Jan Wilmuth pour devenir une sensation mondiale du jour au lendemain. Ce clone a suscité une véritable tempête où l’admiration et l’indignation se mêlaient d’angoisses et de déceptions. Pourtant, c’est la perspective du clonage humain qui a produit sur l’opinion publique l’effet d’une vraie bombe. La polémique se poursuit toujours autour de ce sujet.

    On a vu depuis des clones de différents mammifères comme chats, chiens, chevaux et même primate. Le niveau actuel de la sicnce permet même de cloner l’homme, - affirme le directeur de l’Institut des études de la noosphère Boris Rejabek.

    Si le côté scientifique du problème est parfaitement clair, son coté éthique est plus complexe et profond  qu’on ne le pense. Notre monde est assez fou et un riche psychopate serait parfaitement capable de procéder au clonage humain dans un laboratoire clandestin. Pourtant, je n’y vois personnellement aucun sens.

    Les études en matière du clonage humain sont également inacceptables parce que les tâtonnements des chercheurs pourraient se traduire par un grand nombre de clones imparfaits ou d’individus présentant toutes sortes de malformations. De sucroît, le clonage est une expérience et toute expérience sur les humains est inadmissible sans leur consentement libre et éclairé. Or, il est impossible de l’obtenir en cas du clonage parce que l’individu cloné est lui-même le résultat d’une expérience. D’ailleurs, ce n’est pas l’unique problème d’ordre moral. C’est la raison pour laquelle le clonage humain est interdit dans de nombreux pays dont la Russie.

    Il en va autrement en ce qui concerne la culture des cellules et même des tissus humains, - pense Boris Rejabek.

    Notre corps est malheureusement soumis à un grand nombre de maladies et il s’avère parfois nécessaire de remplacer un organe. Il existe même une science qu’on appelle la transplantologie. Mais trouver un donneur d’organes pose un grave problème. C’est un domaine très sensible et hautement criminalisé. Il arrive que des gens se fassent tuer pour leur prélever tel ou tel organe et le vendre ensuite moyennant des sommes énormes. Or, la culture de ces « pièces de rechange », comme le foie, la peau et éventuellement même le coeur, est une direction très prometteuse qui est explorée avec succès par mes collègues de la ville de Pouchtchino des environs de Moscou.

    La science a le droit de mener des recherches et d’explorer dans les domaines les plus divers. Comme l’écrivait le poète russe du XIXème siécle Alexeï Tolstoï : « La science fleurit et malheur à celui qui essaie d’empêcher ses progrès avec un bouchon pourri », - poursuit Boris Rejabek.

    Cloner n’importe quelle espèce, que ce soit une mouche drosophile, une souris, un cheval, une brebis ou un éléphant est une tâche intéressante du point de vue de la science. Mais c’est à la société dans son ensemble qu’il appartient d’examiner l’aspect éthique de la question. Il est possible que le clonage se limite à certaines espèces éteintes ce qui revêt une importance énorme pour la science.

    Le clonage reproductif est déjà pratiqué à grande échelle pour recréer des animaux agricoles ou domestiques aux propriétés uniques. C’est ainsi que les douaniers sud-coréens utilisent des labradors obtenus par clonage des chiens possédant un odorat très fin. Grâce à cette méthode, on arrive même à préserver certaines espèces rares, comme c’était le cas en 2004 des taureaux banteng considérés comme éteints. En 2009 les généticiens ont annoncé d’avoir pu reconstituer une race des chèvres espagnoles déjà disparues en capitivité et en milieu naturel. Les chercheurs japonais quant à eux sont résolus à cloner le mammouth.

    Pour revenir à la brebis Dolly, elle a vécu environ 6 ans - deux fois moins que la durée de vie moyenne des brebis. Elle était affligée d’une maladie pulmonaire et d’une grave artérite. On a dû sacrifier la « vedette » de la génétique pour lui épargner les souffrances mais Dolly est renaît à la vie en 2007 grâce à 4 clones sains obtenus au départ de ses cellules préservées. Les clones se portent bien et ne souffrent ni d’artérites, ni de maladies pulmonaires.

    La Russie se dote de son propre collisionneur

    Le Grand collisionneur de Hadrons du CERN aura  bientôt un frère cadet. C’est le super-accélérateur des particules conçu par les chercheurs du cluster scientifique de Doubna. Ce projet international connu sous le nom de NICA, a été soumis à l’examen de la Commission pour les hautes technologies et les innovations.

    Le collisionneur russe sera chargé des missions que celui du CERN n’est en mesure de réaliser. Il s’agit plus particulièrement de la matière nucléaire superdense qui sera obtenue par la collision des noyaux lourds d’atomes lancés à des vitesses fabuleuses grâce à l’accélérateur cryogène appelé nuclotron. Cette installation sans analogues dans le monde est déjà mise en place au laboratoire de physique des hautes énergies de l’Institut unifié des recherches nucléaires de Doubna où le plus grand accélérateur des particules de son temps avait été construit aussi tôt que dans les années 50 du dernier siècle.

    Au départ des résultats des expériences sur le collisionneur russe, les chercheurs pourront étudier les processus qui ont lieu au sein des étoiles, comprendre les effets du Big Bang et la formation de notre Univers. Les recherches débouchent également sur des applications pratiques dans le nucléaire, l’industrie spatiale, l’électonique et la médecine, notamment pour le traitement des cancers.

    La Russie participe à plusieurs grands projets internationaux - le LHC déjà mentionné, la création du réacteur thermonucléaire ITER en France, le laser européen sur électrons libres et l’accélérateur des ions lourds en Allemagne. Notre pays y apporte une contribution intellectuelle et financière alors qu’en  Russie elle-même il n’existe aucun projet mégascientifique de cette envergure. Pourtant, elle dispose pour ce faire de toutes les conditions nécessaires, a déclaré Vladimir Poutine à la réunion de la Commission des hautes technologies et des innovations.

    Je pense nous avons actuellement toutes les conditions pour la mise en place des centres scientifiques de niveau international et notamment, comme le disent les exerts, des méga-installations de la classe du fameux collisionneur de Hadrons qui a l’ambition de produire des résultats du niveau du prix Nobel. Le projet en question offre justement cette possibilité parce que nous occupons incontestablement des positions de leader dans plusieurs domaines.

    La création du collisionneur constitue un des 6 mégaprojets qui devraient être réalisés en Russie et sont actuellement étudiés par une commission d’experts. Les scientifiques russes notent que le projet NICA a suscité un énorme intérêt des chercheurs étrangers et que plus d’une trentaine de pays se sont déclarés prêts à y prendre part.

    Pour les jeunes chercheurs il offre la possibilité de se réaliser pleinement en Russie en travaillant sur un matériel unique, - a souligné à son tour Vladimir Kékélidzé qui dirige le laboratoire de physique des hautes énergies de l’Institut unifié des recherches nucléaires.

    Nous espérons que le démarrage de notre ambitieux projet NICA attirera des milliers de jeunes chercheurs du monde entier, comme cela se passe actuellement au CERN. Notre objectif consiste à faire de la Russie un centre d’attraction et un leader mondial.

    Le lancement du projet NICA est prévue  pour 2017 et les dépenses de la partie russe sont évaluées à 300 millions voire à un millard de dollars.

    « Fukushima-1 » : des secrets qui s’étalent au grand jour

    L’accident de mars à la centrale de « Fukushima-1 » serait dû aux défauts de sa conception, pensent les responsables techniques anciens et en exercice de l’opérateur TEPCO, qui sont intervenus devant les journalistes du Wall Street Journal. Les experts affirment que les groupes électrogènes de réserve et les systèmes de commutation de la centrale sont mal placés.

    Seule la moitié des installations responsables de transmision d’électricité depuis les générateurs aux systèmes de refroidissement des réacteurs étaient bien renforcées, notent les experts de TEPCO. Les autres n’ont pas résisté au tremblement de terre et au tsunami ce qui explique les fuites de radioactivité de cette envergure.

    Les éléments déchaînés se sont abattus sur le Japon le 11 mars. Le système d’alimentation en énergie de secours est tombé en panne ce qui a provoqué la surchauffe du combustible nucléaire. La fusion des barres de combustible était à l’origine du phénomène du « melt-rown », quand le combustible en fusion s’acccumule dans la partie inférieur du caisson du réacteur. L’accident s’est vu attribuer le niveau maximal de danger, le 7ème, ce qui n’est arrivé qu’une fois en 1986, au moment de l’accident de Tchernobyl. La moitié des enfants examinés dans la préfecture de Fukushima ont présenté des traces de contamination radioactive.

    Il est significatif que les modernisations aient concerné deux réacteurs de la malencontreuse centrale et tous les 4 réacteurs de « Fukushima-2 ». C’est pour cette raison que le système de refroidissement ne s’est pas déconnecté et que les réacteurs ont été arrêtés comme prévu en cas d’accident. Quant aux réacteurs les plus anciens de « Fukushima-1 », les ingénieurs de TEPCO disent qu’en plusieurs dizaines d’années d’exploitation elle avait largement eu la possibilité de les moderniser. Or, elle n’a rien fait en raison « d’une quétude injustifiée, de la nécessité de faire des économies et d’un contrôle inadéquat ». Ces défaillances sont également reconnues par Masatoshi Toyota, ancien responsable de TEPCO âgé de 88 ans qui n’a pas remarqué les défauts du projet et n’a rien fait pour les corriger plus tard. Par contre, les représentants officiels de la société s’abstiennent de tout commentaire sous prétexte que l’enquête suit encore son cours.

    Si la tragédie de « Fukushina » doit être analysée en profondeur, c’est parce que d’autres pays ne sont pas épargnés par les cataclysmes de ce genre. On compte, par exemple, aux États-Unis des dizaines de réacteurs vieux de plus de 30 ans. Mieux encore, plus d’une vingtaine d’entre eux sont conçus par le groupe General Electric sur le modèle de ceux de Fukushima. Au moment de leur étude l’éventualité d’un accident ne devait se présenter qu’une fois tous les cent ans. Or, la vie s’est chargée de démontrer que c’était complètement faux, - a noté dans l’interview à la « Voix de la Russie » le rédacteur en chef de la revue « Stratégie nucléaire » Oleg Dvoïnikov.

    Il existe une quantité de méthodes pour calculer la probabilité de défaillance. Théoriquement, cela peut se produire une fois tous les 100 et même 300 ans  mais en réalité les accidents majeurs, quant la pollution radioactive se propage dans le monde, surviennent tous les 20 ans. Il s’agit d’un fait stastiquement prouvé, c’est pourquoi la tragédie de cette envergure peut parfaitement se reproduire dans les années qui viennent compte tenu du veillissement des équipements et des installations.

    Tout cela semble couler de source et le danger n’est devenue que plus évidente après la catastrophe au Japon qui a boulversé le monde. Et pourtant, les Américains ne sont pas pressés d’arrêter les réacteurs obscolètes. La position des autorités américaines est parfaitement compréhensible parce que cette mesure nécessite une préparaton sérieuse, - pense Oleg Dvoïnikov.

    Les centrales nucléaires sont des installations très complexes du point de vue technologique et organisationnel. Elles sont de surcroît associées aux problèmes sociaux des régions où elles sont implantées. Il faur prévoir des capacités de réserve pour produire de l’énergie électrique en cas de leur défaillance. Je pense que les évènements au Japon ont été un véritable choc pour les Américains et qu’ils se mettront maintennant à revoir l’ensemble de leurs projets.

    Les mêmes difficultés se rencontrent en Allemagne et en Suisse mais ces pays ont déjà mis leurs vieux réacteurs à l’arrêt bien que l’échelle des pays européen soit sans commune mesure avec celles des Éats-Unis ou de la Russie. Les responsables russes ont souligné plus d’une fois qu’il n’existait à court terme aucune alternative à l’énergie nucléaire pour les plus grands pays du monde. Il faut plutôt accorder la priorité à la mise en place d’un système global de sûreté des installations nucléaires.

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