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    • Le Musée « Samovars de Toula »
    • Le Musée « Samovars de Toula »
    © RIA Novosti


    Le samovar fait partie intégrante de la vie et du sort du peuple russe reflété dans ses proverbes, dans les œuvres des classiques de la littérature russe: Pouchkine et Gogol, Blok et Gorki … Le samovar, c’est de la poésie. Il reflète l’hospitalité russe, le milieu familial, le foyer, la cordialité … 

    Cet objet est nécessaire pour la cérémonie du thé en Russie. Inventé par les maîtres russes à la charnière des 17 et 18èmes siècles, il symbolise le foyer. Les enfants s’initient aux traditions, apprennent à parler et à écouter devant le samovar. Les maîtres d’arts appliqués décorent les samovars.  

    Il est difficile de s’imaginer Toula sans le samovar. Il existe partout en Russie et est largement connu à l’étranger. Les artisans touliens  forgent des siècles durant des armes et font des samovars.

    Tout le monde sait que le samovar sert à faire bouillir de l’eau. Il existe en Chine  un ustensile pareil mais un authentique samovar est d’origine russe.

    Le thé est importé en Russie au XVIIe siècle d’Asie. Les nobles le prennent comme un remède. Le commerce du thé s’avère lucratif et il devient au XIXe siècle une boisson nationale russe. 

    Les samovars-cuisines apparaissent au XVIIIe siècle dans l'Oural et à Toula. Ils sont divisées en trois secteurs: deux sont destinés à préparer la nourriture, le troisième – le thé.   

    Où et quand est né le premier samovar ? Qui l’a inventé ? On sait seulement que le forgeron et industriel toulien Ivan Demidov se rend en 1701 dans l’Oural est accompagné de cuivriers. Probablement, les samovars sont déjà fabriqués à Toula.   

    Le samovar apparaît au XIXe siècle à Saint-Pétersbourg, à Moscou, dans les provinces de Vladimir,  de Yaroslavl, de Viatka. Quoi qu’il en soit, le samovar et Toula sont inséparables depuis deux siècles.  

    En 1778 les frères Ivan et Nazar Lissitsyne font un samovar dans un petit atelier fondé par leur père l’armurier Fedor Lissitsyne. L’atelier devient en 1803 une fabrique.

    Toutes sortes de samovars Lissitsyne sont exposés au musée: vases ciselés et gravés, en forme d’œuf, avec des robinets en forme de dauphin. Le premier samovar des Lissitsyne est également présenté au musée. 

    La production des samovars s’avère rentable. Les ateliers se transforment en fabriques et  les artisans deviennent fabricants.

    Les samovars Malikov gagnent une petite médaille d’argent à la première exposition publique de manufacture à Saint-Pétersbourg.

    Les samovars Lomov en 1840 méritent la distinction suprême: le droit de reproduire l’image des armoiries russes. 

    Le développement impétueux de la production des samovars est dû, en particulier aux riches gisements de minerai de fer, à la situation géographique. Toula est située à 200 kilomètres de Moscou. Il n’existe nulle part ailleurs autant d’artisans du métal. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle Toula occupe l’une des premières places dans la production des samovars en Russie.

    Les samovars sont exposés aux foires, notamment à la foire de Nijni-Novgorod.

    Des samovars féeriques doivent leur apparition à l'imagination des artisans qui créent des samovars en maillechort avec des poignées en forme de dragon, de sarment, etc. Dans la fabrication des samovars on utilise principalement le laiton (le cuivre jaune), le tombac (laiton rouge). Parfois on fait des samovars argentés, dorés, et plus rarement ils sont tous entiers en argent et en maillechort.

    Les héritiers du fabricant Batachev méritent trois distinctions: le Grand Prix en 1903—1904 à l’exposition internationale d’art et d’industrie à Saint-Pétersbourg, en 1904 – à l’exposition à Paris et en 1911 – à Tourin, trois diplômes d’honneur et plus d’une vingtaine d’autres distinctions.  

    Une grande collection de samovars de la fabrique Batachev et de ses héritiers est exposée au Musée de Toula. Il convient de mentionner un samovar en cuivre rouge fait en 1870, une collection de samovars-souvenirs dont on fait cadeau à la famille impériale en 1909. Les petits samovars sont faits ingénieusement: en forme de vases grecs, rococo, de verre byzantin et de sphère. Ces samovars de 200 grammes sont faits comme cadeau aux enfants du tsar Nicolas II: à ses quatre filles et un fils. 

    L’industrie des samovars cesse pratiquement d’exister pendant la révolution de 1917. Les entreprises de samovars sont nationalisées depuis 1918.

    Pendant la Grande guerre patriotique les fabriques de Toula fournissent le matériel de guerre et sont pratiquement toutes détruites lors de la défense de la ville. Une nouvelle étape dans le développement de la production commence après la guerre.

    Les samovars produits dans l’après-guerre et à l’heure actuelle sont très intéressants. Le samovar « L’Amitié des peuples » - un vase avec des poignées en forme de feuille de raisin est décoré d’armoiries des républiques soviétiques. Le corps du samovar « La paix dans le monde entier » est le globe traversé de parallèles et de méridiens. Les ouvriers avec des marteaux aux mains soutiennent le samovar. Des épis jaunes embrassent «notre planète». En haut du samovar on voit des enfants la main dans la main. Un chasseur et un ours sont reproduits sur le samovar « Un conte de forêt ». Les droujinas russes sont peintes sur le samovar « 600 ans de la bataille de Koulikovo ».  

    Le samovar-souvenir « Yasnaïa Poliana » de 125 grammes haut de 13 centimètres est fabriqué depuis 1964. C’est la copie du samovar de Léon Tolstoï exposé au musée-domaine de l’écrivain.

    L’immense collection du musée « Samovars de Toula » est constamment enrichie.

    Des années passent et le samovar est toujours jeune. La tradition ne disparaît pas.

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