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    Primaire de la gauche

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    Dimanche était le jour J pour la gauche: les français ont voté pour le candidat des socialistes à la présidentielle 2012.


    Dimanche était le jour J pour la gauche: les français ont voté pour le candidat des socialistes à la présidentielle 2012. Dans les écoles, dans les gymnases et même sur le marché – dans tous les coins de la France près de 10 000 bureaux de vote ont été ouverts de 9 heurs du matin jusqu'à 7 heures du soir. Il s’agissait du premier tour d'une primaire dans la quelle se sont battus six candidats: Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et le radical gauche Jean-Michel Baylet.

    Comme prévoyaient les sondages François Hollande pointe en tête de la primaire. La deuxième place est occupée par Martine Aubry suivi de Arnaud Montebourg.  Ségolène Royal, l’ancienne candidate du PS aux présidentielles 2007, est arrivée quatrième.  Le candidat le plus fort parmi les socialistes Dominique Strauss-Kahn, qui a abandonné la course présidentielle au milieu de la distance, a sans secret donné sa voix à Martine Aubry.

    En espérant de bons résultats au cours de toute la journée le Parti socialiste a diffusé des chiffres de participation «extrêmement élevé». Vers 13.00 heures le premier secrétaire des gauches a annoncé  presque 750 000 votants. Et seulement dans quelques heurs la barre d’un million a été prise. Pour Martine Aubry qui est venue aux urnes à Lille, un million de votants serait «un vrai succès».  Tandis que a la fin de journée Ségolène Royal a déjà évoqué «2,5 millions de votants».

    D’ailleurs pour ce succès les socialistes ont bien payé: la primaire a couté environ 3,6 millions d’euros.  C’est deux fois plus que ce qui était prévu tout au début. Tous les moyens ont été mobilisés: la campagne dans la presse,  le lancement de plusieurs applications pour les plateformes mobiles et le site internet qui a subit des perturbations sous la poussée et l’affluence des électeurs le matin du jour de vote.

    Quel est le visage du futur candidat socialiste pour les français sympathisants de gauche? François Hollande, 57 ans, député et président du conseil général de Corrèze, ne peut pas se venter d’une expérience politique aussi riche que certains des candidats. Ses opposants peuvent lui récriminer ce manque car il a exercé très peu de poste à la responsabilité. Néanmoins il tient fermement le leadership et reste calme par rapport à son avenir. Il a formulé son programme dans le manifeste “Le Rêve français” où il entend rendre vivant “le rêve de progrès, d’égalité, de justice, de partage, de force collective et de destins individuels”.   

    La première réaction du UMP est apparue déjà hier soir.  Ils appelaient à relativiser les résultats de l’élection assurant que juste une poignée des français a fait son choix ce dimanche. Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, a déclamé que "seuls 4 Français sur 100 ont voté», selon lui « cela fait tout de même 96 % des électeurs qui pensent que l'élection, c'est bien l'année prochaine."

    La majorité absolue n'étant atteinte par aucun des candidats un deuxième tour devrait se jouer le 16 octobre.

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