Ecoutez Radio Sputnik
    Actualités scientifiques et techniques 15.04.2012

    Actualités scientifiques et techniques 15.04.2012

    Photo: RIA Novosti
    Analyse
    URL courte
    0 0 0

    Au sommaire: - L’Horloge moléculaire rajustée par les chercheurs d’Altai - Les previsions


    Au sommaire:

    - L’Horloge moléculaire rajustée par les chercheurs d’Altai

    - Les previsions des tremblements de terre peuvent gagner en précision

    - Le vinisol et ses avantages par rapport au bois naturel

    - Pourquoi les chercheurs russes, n’ont-ils pas encore effectué la synthèse de l’élément 117 de la table périodique de Mendeleev?


    L’Horloge moléculaire rajustée par les chercheurs d’Altai

    Les chercheurs russes ont été les premiers au monde à décoder l’ADN d’un métaséquoia fossile. Ses fragments ont été découverts dans la partie nord de l’archipel arctique canadien et sont âgés d’environ 50 millions d’années. C’était curieux, mais les restes fossiles ne différaient presqu’en rien des séquoias qui poussent de nos jours en Chine. L’absence de mutations génétiques décelables durant la période aussi prodigieusement longue verse un jour nouveau sur le processus d’évolution.

    L’ADN décrypté par les chercheurs russe est le plus ancien au monde. Quelques aiguilles à moitié détruites de l’arbre fossile découvert dans le nord du Canada à la fin de l’avant-dernier siècle ont servi pour l’expérience. Il y a des millions il y avait au voisinage du Pôle Nord des forêts tropicles de séquoias géants à la place d’un désert de neige. Ces forêts se sont en partie conservées dans dans la cuvette de Sichuan en Chine. Les chercheurs de l’Université d’Altaï ont décidé de les comparer leur génotype avec la parent ancien pour comprendre dans quelle mesure il a changé depis les temps préhistoriques. La tâche paraissait impossible parce qu’en 50 millions d’années toutes les molécules organiques étaient détruites, - a confié à la Voix de la Russie le biologiste-généticien Evgueni Davydov.

    « On ne peut isoler l’ADN que dans les échantillons relativement frais âgés de 1 à 2 ans, 10 ans tout au plus. On a pu l’isoler dans un gerbarium âgé de cent ans mais mais c’était exceptionnel. Le résultat normal est généralement obtenu pendant cinq premières années parce qu’après l’ADN se dégrade. Les chercheurs d’Altaï ont donc mis au point une nouvelle technique basée sur les méthodes foncièrement différentes ».

    Ils ont en fin de compte réussi non seulement à décrypter le génome de l’arbre fossile mais encore déterminer qu’il n’avait pratiquement pas changé au long des millions d’années. En comparant entre elles les spirales d’ADN des essences anciennes et contemporaines, les chercheurs n’ont décelé que quelques différences mineures, - note Evgueni Davydov.

    « L’étude a montré que le métaséquoia n’évoluait que très lentement. Seulement quelques substituions de par millier de nucléotides (blocs répétés de la molécule d’ADN) en 50 millions d’années. C’est très peu, c’est pourquoi il a été confirmé expérimentalement que la vitesse de l’évolution est très inégale et que, par conséquent, on ne peut pas appliquer la même règle à tous les organismes. Toute la conception de « l’horloge moléculaire » s’en trouve bouleversée. La conception en question a été élaborée par le scientifique américain Masatosi Ney qui affirme que la vitesse de l’évolution est sensiblement la même pour tous les oranismes. C’est pour cette raison qu’on peut établir approximativement le temps d’apparition de telle ou telle espèce d’après le nombre de subsitutions de nucléotides. C’est comme dans le problème scolaire, quand on peut déterminer le temps en sachant la vitesse et la distance parcourue ».

    Or, les généticiens d’Altaï ont constaté que ce gere d’arythmétique ne s’appliquait pas à l’évolution. Ils ont prouvé que si certaines plantes changent fortement, d’autres conservent par contre leur génotype pratiquement à l’état initial. C’est le cas du métaséquoia qui est resté tel quel en 50 millions d’années.

    A propos, il n’y a pas longtemps, les biologistes de l’Institut des problèmes de physique et de chimie des environs de Moscou ont fait germer les grans de silène restés pendant 30 mille ans dans le prégélisol. Les arbustes qu’ils ont fait renaître à la vie ne différaient de leurs congènes contemporains que par la forme de leurs conflorescences. Une preuve de plus que l’horloge moléculaire devrait être rajustée pour voir sous un jour nouveau l’évolution du vivant sur notre planète.

    L’exposition déployée dans la galerie londonienne de Wellcome Collection où on peut voir des fragments du cerveau d’Albert Einstein et d’autres personnages historiques, suscite des réactions mitigées. En effet, pour le commun du monde, c’est un véritable choc qui confine à la limite de l’éhique. L’idée-maîtresse de l’exposition à savoir la matière siège de raison, fait également l’objet d’un vif débat.

    « En plus des cerveaux du célèbre physicien, d’une suffragiste, d’un tueur canadien en série et d’un Égyptien ancien, on peut y voir des manuels anciens de trépanation crânienne etdes instruments chirurgicaux de différentes époques. Le cerveau demeure toujours une énigme que les chercheurs cherchent à percer », - raconte le docteur en médecine Ilya Egorov.

    « On sait que l’homme vit et agit en ne sollicitant que 10% des neurones du cerveau. Cela veut dire que nous ignorons énormément de choses. Que se paserait-il si non pas 10 mais 20 ou 40% des neurones se mettaient à fonctioner? L’homme, deviendrait-il un surhomme ou demi-dieu? »

    En fait, l’idée de créer le surhomme n’a cessé d’obséder tant les médecins que les grands de ce monde. Un institut de recherche entier a été par exemple fondé en 1924 à Moscou pour étudier le cerveau de feu guide du prolétariat Vladimir Lenine. Plus tard, cet institut s’est doté d’une riche collection d’organes pérlevés sur des scientifiques, des personnalités des arts et des hommes politiques. Des cellules du cerveau de Lenine se son retrouvées un jour dans le laboratoire du chercheur allemand Oscar Foght qui voulait créer un cerveau idéal et inégalé du citoyen du Troisème Reich mais a provoqué l’indignation de Hitler révolté à l’idée que les expériences pouvaient perdre leur pureté génétique.

    D’ailleurs, les tentatives d’insuffler la vie à l’organe de la pensée séparément de l’homme lui-mème, relèvent du domaine de science-fiction, - estime le médecin Ekaterina Kostenko.

    « Le cerveau ne peut pas fonctionner séparément de l’organisme. Il interréagit avec notre coeur et notre âme où il puise l’énergie vitale ».

    Cependant, l’existence même de l’âme est rejetée par certains systèmes philosophiques comme la soi-disant idéologie marxiste-léniniste que martelait que « la matière et primaire et la conscience est secondaire ». Cest ansi qu’au début des années 1920, des centaines de brillants intellectuels qui ne partageaient pas ce point de vue, ont été déportés du pays des Soviets. Plus tard, la génétique et le cybernétique ont été proclamées fausses sciences sur le fondement de cette même idéologie matérialiste. Les professeurs et les académiciens en sciences humaines se souviennent toujours avec horreur comment ils étaient obligés de se conformer aux poncifs idéologiques dans leurs recherches. Cette expérience sociale tragique peut servir de bon argument dans le débat au sujet de l’idée de l’exposition de Londres « la matière comme siège de raison ». A propos, certains chercheurs contemporains affirment que le guide du prolétariat lui-même était un adepte conséquent de la philosophie du surhomme de Friedrich Nietzsche. Par ailleurs, l’institut qui étudiait le cerveau de Lenine n’a décelé aucune cellule spécifique de génialité mais a en revanche découvert un foisonnement des pathologies incompatibles avec la vie.

    L’exposition montée par la galerie londonienne ne s’adresse pas au grand public mais plutôt aux spécialstes et étidiants en médecine ayant décidé de se consacrer au traitement des maladies du cerveau.

     

    Les previsions des tremblements de terre peuvent gagner en précision

    D’ici quelques années, les scientifiques seront en mesure de formuler à court terme les prévision plus précises des tremblements de terre, à en juger par les grands efforts déployés dans ce domaine. L’équipe de recherche russo-britannique essaie actuellement de développer à cette fin le système satellitaire spécifique TwinSat qui sera capable d’identifier les précurseurs des désastres naturels aux stades précoces.

    La science a fait depuis quelques années des progrès impressionnants mais la prévision des tremblements de terre reste toujours une tâche particulièrement difficile. Toky, San-Francisco, Erevan et Santiago – voici la liste fort imcomplète des villes qui ont éprouvé à leurs dépens la rage destructrice que possède notre Terre. Mais il y a eu également des cas, quand les cataclysmes étaient programmés à des années de distance. C’est ansi que le chercheur de Moscou Alexis Lioubouchkine de l’Institut de physique de la Terre a prédit le tremblement de terre de mars 2011 au Japon aussi tôt qu’en 2008.

    Toutes les prévisions contemporaines des tremblements de terre s’appuient sur les données statistiques et ne peuvent prédire le temps exact du cataclysme, - explique Alexis Zavialov qui dirige le laboratoire de prévision du danger sismique à l’institut de physique de la Terre.

    « Lorsque nous observons tel ou tel signe avant-coureur, cela ne signfie pas forcément que le tremblement de terre se produira dans un an. Cela veut dire seulement que sa probablité avoisine, par exemple, 70% et que le séisme se produira non pas dans un an mais dans six mois ou dans deux ans ».

    Les prévisions vraiment précises demandent la prise en compte de l’ensemble des signaux naturels depuis le mouvement de l’écorce terrestre et les variations de la composition et du niveau de l’eau des lacs et des rivières. Certains précurseurs des tremblements de terre ne se manifestent qu’à deux ou trois semaines du cataclysme. Ils sont les plus précieux parce que permettent d’évacuer les populations et prendre les mesures préventives.

    Le système satellitaire russo-britannique TwinSat est conçu pour identifier tous les signes précurseurs des tremblements de terre et d’en donner un tableau plus complet, - raconte le sismologue Vitali Tchmyrev. 

    « TwinSat a pour mission d’identifier les signes précurseurs et de les localiser sur fond de parasites. Nous avons également l’intention de créer un réseau de stations au sol dans les zones sismiques. En analysant les données obtenus par satellite et les stations au sol, nous voulons systématiser tous les signes avant-coureurs des tremblements de terre ».

    Les satellites TwinSat feront un suivi des précurseurs et tranmettront en temps reel les données aux stations situées au sol. Il est vrai cependant qu’il ne s’agit que d’un projet pilote qui ne sera opérationnel qu’à l’horizon de 2018-2019. Les pays situés dans les zones sismiques comme le Japon, les Philippines et l’Indonésie y ont déjà manifesté leur intérêt.

     

    Le vinisol et ses avantages par rapport au bois naturel

    Les chercheurs d’Irkoutsk ont mis au point un matriau de construction unique qui peut remplacer le plastique et le bois. Il a reçu le nom de « vinisol » et se compose de scories et de déchets de polymères. Les caractéristiques du nouveau matriau se rapprochent à plus d’un titre de celles du bois naturel,- racontre le professeur de la chaire d’enrichisement de minerais utiles et d’ingénierie écologique de l’Université d’Irkoutsk Elena Zelinskaïa.

    « Il peut remplacer les matériaux de revêtement réalisés en polymères et en bois aggloméré qui sont très demandés aujourd’hui et ont de bonnes caractéristiques. Nous avons cependant réussi à les améliorer en rendant notre matériau ignifuge et hydrophobe ».

    Son prix est plus élevé que le bois mais il est moins cher que les matériaux composites, a une plus grande durée de vie et résiste mieux au froid. Nous avons installé une ligne technologique pour tester le nouveau matériau. La ligne fabrique actuellement les panneaux qui servent à protéger les piscines et les patios contre les effets d’humidité. Seul un expert peut reconnaître un tel panneau d’une planche en bois véritable. Les spécialistes n’ont pas encore calculé combien d’arbres pourront être sauvés si le vinosol est un jour fabriqué à grande échelle.

     

    Pourquoi les chercheurs russes, n’ont-ils pas encore effectué la synthèse de l’élément 117 de la table périodique de Mendeleev?

    Les chercheurs de Doubna ont effectué une expérience de synthèse de l’élément 117 de la table périodique de Mendeleev, ce qui paraissait récemment encore impossible, - raconte l’académicien Youri Oganessian qui dirige le laboratoire des réactions nucléaires de l’Institut Flerov.

    « Il y avait une lacune à la case 117 en raison de l’absence de substance cible. C’est que nous utilisons pour la synthèse des éléments la réaction de fusion de deux noyaux dont l’un (noyau lourd) tient lieu de cible et l’autre de boulet. Le boulet est en l’occurrence le calcium-48 qui s’accélère sur nos installation jusqu’à un dixième de vitesse de lumière. La cible est constituée d’éléments artificiels dont le plus léger et l’uranium qu’on trouve en gisement ».

    Le berkélium-249 nécessaire pour la synthèse a été mis à notre disposition par le laboratoire national américain d’Oakridge. L’institut de recherchs de réacteurs nucléaires de la région d’Oulianovsk a fabriqué la cible pour la nouvelle expérience montée à Doubna. Elle a démarré aussitôt que la sible a été installée dans le faisceau de l’accélérateur et prendra environ 320 jours. Hélas, c’est la période de vie du berkélium-249. En six mois, les chercheurs russes ont pu observer cinq fois la sythèse et la fission de l’élément 117.

    Lire aussi:

    Le cerveau humain capable de voir la réalité en 11 dimensions
    L' ADN de 90 momies égyptiennes enfin déchiffré
    Un mini-cerveau humain implanté à des rats
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik