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    José Manuel Barroso : la zone euro n’est plus menacée

    José Manuel Barroso : la zone euro n’est plus menacée

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    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que la crise de l’euro était du passé, l’euro est aujourd’hui sain et sauf.


    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré que la crise de l’euro était du passé, l’euro est aujourd’hui sain et sauf.

    Mais ses commentaires optimistes et la perspective d'assouplissement des règles pour les banques n'ont pas réussi à donner un coup de fouet aux marchés.

    « Je pense que nous pouvons dire que nous avons essentiellement surmonté la menace empirique de l’euro », annonce M. Barroso. « En 2013, on ne se posera pas la question de savoir si l’euro implosera ou non », a-t-il ajouté.

    « L'année 2012 a terminé sur une note positive pour l'Union européenne », a jugé le Portugais. Avant de reconnaître que la situation en Europe reste « difficile », avec notamment les prévisions d'un « chômage élevé en 2013 », écrit le Monde.

    Toutefois, des analystes craignent que les mesures d’austérité exigées par Bruxelles conduisent à des récessions prolongées dans les pays périphériques, mais aussi à la nécessité de réduire toujours plus les dépenses.

    Par ailleurs, beaucoup s’attendent à ce que les coupes budgétaires qu’ont connues l’essentiel des services publics en Espagne, en Italie, en Grèce ou encore au Portugal fassent augmenter le taux de chômage dans ces pays et attisent les tensions sociales.

    Les manifestations dans les rues de Madrid, lundi dernier, ont mis en évidence les tensions au sein de la zone euro après que les manifestants aient blâmé Bruxelles, Berlin ainsi qu’une partie de la droite – celle participant au gouvernement de Mariano Rajoy - pour les privatisations et les coupes effectuées dans le budget de la santé.

    La crainte que la zone euro subisse une nouvelle année de récession -2012 marquant la première année de ralentissement économique - a été exacerbée par les commentaires du patron de l’OCDE, Angel Gurria, d’après qui l’économie des dix-sept membres de la zone monétaire risquerait de continuer à se contracter en 2014.

    Le seul point positif pour les marchés a été dans le secteur bancaire, où les valeurs ont augmenté après que les autorités mondiales ont accepté les nouvelles règles obligeant les créanciers à mettre du capital de côté. Ce mouvement a fait faire un bond aux actions de bien des banques – la Deutsche Bank a augmenté de 3%, et les gains les plus importants ont été observés dans les banques espagnoles en difficulté, alors que beaucoup d’experts craignaient qu’elles aient du mal à répondre aux nouveaux besoins de trésorerie. Bankinter et Banco Popular ont gagné respectivement 8 et 2,8 points, rapporte the Guardian.

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