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    Rosboronexport a le vent en poupe
    © Collage: La Voix de la Russie

    Rosboronexport a le vent en poupe

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    Le président de Rosoboronexport, agence russe chargée des exportations d’armements, vient d’annoncer la croissance continue de son chiffre d’affaires annuel.

    Il se trouve que le cahier des charges de l’armurier russe est rempli à craquer. Il arbore fièrement le chiffre rondelet de 35 milliards de dollars de commandes à honorer avant la fin de l’année ce qui prouve, de façon flagrante et incontestable, le bon état de santé de l’économie russe. Je m’explique. Tous les experts savent que la Défense, en tant que branche de l’industrie, répond à des secteurs les plus sophistiqués ou ce que l’on appelle, « secteur de pointe », à savoir : électronique, mécanique, chimie, espace, sidérurgie, etc. L’exportation des armes atteste donc de la compétitivité du produit final qui est en quelque sorte la synthèse de toutes ces composantes technologiques. Prenons en exemple l’une des armes de fabrication russe les plus modernes, le chasseur Soukhoï Su-35 de 5ème génération. Cet avion est un alliage des connaissances révolutionnaires dans le domaine des métaux (aluminium-lithium dont les Russes détiennent le secret), propulseurs et armes à proprement parler. Le rapport qualité-prix défie toute concurrence. Alors si les Indiens, les Chinois et les Arabes en prennent, c’est qu’ils n’ont pas trouvé mieux. Et je ne parle même pas de la commande interne parce que l’armée russe en a commandé plusieurs centaines à être livrées avant 2015. Les mêmes arguments valent pour l’espace commercial. Les Russes sont passés maîtres sur le marché de la mise sur orbite des satellites. Dans cette optique, il est facile à comprendre que les clients sont d’autant plus attirés par la production militaire russe que les Américains se montrent agressifs. En effet la possession d’une arme de guerre rime à la souveraineté et à la défense de ses propres intérêts.

    Regardons maintenant du côté de la Syrie, un pays aux a bois, acculé par la bannière étoilée… Après tout Bachar al-Assad a bien fait de se munir de systèmes anti-missiles de production russe qui représentent désormais un argument fort face à l’agression signée Barak Obama. Saddam Hussein, lui, s’était dotés d’équipements américains. Et lorsque le jour « J » arriva et que le glas sonna pour Bagdad, Washington a tout juste débranché ses satellites GPRS nécessaires à tout système d’armes pour mener le feu. En un tour de main, les redoutables armes irakiennes se sont transformées en un tas de quincaillerie inutile.

    Suprême paradoxe : plus les Etats-Unis cherchent à imposer la paix manu militari un peu partout à travers le monde, plus les Etats, encore indépendants, s’évertuent de s’en préserver et très souvent grâce aux armes russes. C’est devenu encore plus facile pour eux depuis que Moscou s’est doté de son propre système de satellites de guidage GLONASS. Ce concept est aussi efficace que son homologue américain. Ainsi donc les armes qui s’orientent avec les satellites russes, ne sauraient être débranchées par les puissances occidentales. On voit bien que la compagnie Rosoboronexport a encore de beaux jours devant elle. Plus les Etats-Unis mettront le feu aux poudres, mieux cela servira les intérêts commerciaux russes et contribuera à la croissance économique de Moscou. T


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