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    Le PM grec : le pire de la récession est presque terminé
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    Le PM grec : le pire de la récession est presque terminé

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    Le Premier ministre de la Grèce, Antonis Samaras, a insisté sur le fait que le pire de la crise est presque terminé pour son pays.

    Stimulé par les chiffres montrant que l'économie s'est contractée de 3,8% au deuxième trimestre - sa plus faible baisse depuis le début de la pire crise financière d'Athènes de l'époque contemporaine - M. Samaras a annoncé que la dépendance du pays aux prêteurs étrangers avait également été tirée à sa fin.

    « La Grèce tourne une page ... toutes les organisations internationales s'accordent à dire que l'année prochaine, 2014, sera l'année de la reprise de l'économie grecque », a-t-il déclaré au salon annuel Thessalonique, cite The Guardian.

    Cette foire est traditionnellement utilisée par les premiers ministres grecs pour définir leurs politiques économiques. M. Samaras a aussi annoncé qu'Athènes avait non seulement accompli « le plus grand ajustement budgétaire dans l'histoire du monde », mais qu'elle est aussi sur la bonne voie pour retrouver sa compétitivité qui la ramènera à son niveau d'avant crise. Cependant, une grande partie de la reprise est due à une saison touristique étonnamment bonne.

    Si la Grèce maintient son niveau de progrès - la condition de ses créanciers de l'UE, de la BCE et du FMI pour avoir un sauvetage de 240 milliards d'euros - M. Samaras a déclaré que le pays réussirait également à baisser ses dettes à 320 milliards d'euros, les plus élevées de la zone euro.

    Cependant, il y a des spéculations selon lesquelles la Grèce, dont l'économie avait diminué de près de 25% depuis 2010, se dirige vers un troisième plan de sauvetage, qui mettrait fin à la crise en zone euro. Le FMI a indiqué que le pays ferait face à un déficit de financement de 11 milliards d'euros lorsque le programme de sauvetage actuel s'achèvera en juillet prochain.

    En outre, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a répété que Berlin était « toujours prêt » pour aider aussi longtemps qu'Athènes remplira sa part du contrat. Mais l'Allemagne, qui a fourni l'essentiel des opérations de sauvetage de la Grèce à ce jour, a rejeté l'idée qu'Athènes recevrait une sorte de soulagement de la dette - un geste qui coûterait aux contribuables allemands jusqu'à 30 milliards d'euros. Pour rappel, la Grèce a été « pardonnée » de 145 milliards d'euros de dettes par les créanciers privés l'année dernière.

    Le président de la BCE, Mario Draghi, a insisté pour que la Banque ne participe pas à une restructuration de la dette, en dépit de la spéculation croissante selon laquelle la Grèce serait incapable de revenir pleinement sur ​​les marchés financiers lorsque son plan de sauvetage actuel se terminera en 2014.

    Par ailleurs, le ministre néerlandais des finances et le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, était en doute sur ce que les gouvernements de la zone euro devraient envisager comme aide supplémentaire pour la Grèce bientôt.

    M. Dijsselbloem a dit que l'Eurogroupe « était prêt » à aider la Grèce, tout en rejetant les suggestions selon lesquelles le troisième plan de sauvetage serait nécessaire. Il a fait valoir que les fonctionnaires ne seraient pas en mesure d'évaluer les progrès de la Grèce jusqu'en avril prochain. Mais selon l'agence Reuters, les dirigeants de la zone euro peuvent avoir besoin de prendre une décision en novembre de cette année.

    D’autre part, l'euro est tombé de près d'un centime contre le dollar américain, après qu'il fut apparu que le conseil des gouverneurs de la BCE a estimé la réduction des coûts d'emprunt dans la zone euro au niveau le plus bas historiquement. La BCE a abaissé ses prévisions de croissance en 2014 à 1% contre 1,1%, illustrant la nature faible de la reprise.

     

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