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    La BCE fixe des tests plus stricts pour les banques
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    La BCE fixe des tests plus stricts pour les banques

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    Un mécanisme de résolution commun pour traiter les banques en difficulté est une partie cruciale de l'union bancaire de la zone euro. Ainsi, la Banque centrale européenne (BCE) souhaite le mettre en place d'ici à 2015, a déclaré le président de la BCE Mario Draghi.

    Pour éviter la supervision des banques déséquilibrées, la BCE a exhorté les gouvernements à s'entendre sur un mécanisme de résolution unique fort (Single Resolution Mechanism) pour sauver ou fermer les banques en difficulté.

    Toutefois, cette deuxième étape de l'union prévue est incomplète car les politiciens discutent de la façon dont la plupart des coûts devrait être assumée par les contribuables. Pour l'instant, les plans pour une troisième étape, un système commun de garantie des dépôts, ont été abandonnés.

    « La BCE estime qu'un mécanisme de résolution est un pilier très important de l'union bancaire. Nous visons toujours de le mettre en place en 2015, » a déclaré dans une interview à Reuters, Mario Draghi.

    Par conséquent, la BCE a promis mercredi de soumettre les banques les plus fortes de la zone euro aux tests rigoureux, l'année prochaine, pour renforcer la confiance dans le secteur. La BCE veut diminuer les risques cachés dans les bilans avant la mise en place de l'union bancaire, afin d'éviter une répétition de la crise de la dette, qui a été exacerbée par les mauvais crédits immobiliers dans les pays tels que l'Irlande et l'Espagne.

    Enonçant ses projets pour surveiller 128 des prêteurs de la zone euro, constituant environ 85% du système bancaire du bloc, la BCE a déclaré qu'elle utiliserait des mesures plus strictes fixées par l'Autorité bancaire européenne (ABE) pour examiner la qualité des actifs. Une liste provisoire des banques à revoir comprend 24 prêteurs en Allemagne, 16 en Espagne, 15 en Italie, 13 en France, 7 aux Pays-Bas, 5 en Irlande et 4 en Grèce, à Chypre et au Portugal.

    L'examen de la qualité des actifs se penchera sur les « avoirs souverains et institutionnels, sur l'exposition corporative et de détail, ainsi que sur la comptabilité des banques et des échanges ».

    L'ABE classe la dette souveraine comme sans risque, mais suite à la crise de la zone euro, ce qui a conduit à une énorme restructuration de la dette grecque, la Banque centrale allemande a fait pression pour faire varier les risques liées aux obligations émises par les gouvernements.

    Par ailleurs, M. Drahgi a déclaré que «La transparence sera son principal objectif ». « Nous nous attendons à ce que cette évaluation permette de renforcer la confiance du secteur privé dans la solidité des banques de la zone euro et de la qualité de leurs bilans ».

    La BCE a également annoncé qu'elle conclurait son évaluation en octobre 2014 avant d'assumer ses nouvelles tâches de surveillance en novembre 2014. Si les déficits en capital sont identifiés, les banques devront y remédier.

    Une enquête de Morgan Stanley, l'entreprise des services et des analyses financiers, a montré que les banques classées entre 5 et 10, qui doivent être testées par la BCE, échoueraient les tests et pourraient être contraintes de lever jusqu'à 50 milliards d'euros pour renforcer leur capital, rapporte Reuters.

    Toutefois, certaines banques peuvent être incapables de lever des capitaux sur leurs fonds propres. De plus, la crise de la zone euro a parfois montré que les gouvernements nationaux font face à la faillite et ont besoin d'aide internationale.

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