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    L’Europe détourne les yeux des politique migratoires
    Photo : EPA

    L’Europe détourne les yeux des politique migratoires

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    Les dirigeants européens ont répondu aux appels des pays d'Europe de sud proposant des mesures d'urgence pour lutter contre une vague d'immigration clandestine en provenance d'Afrique, malgré la mort de centaines de personnes lors de catastrophe de bateaux méditerranéens.

    La nuit de sauvetage a impliqué un bateau italien et les navires de la garde côtière qui ont réussi à sauver 705 personnes, dont des dizaines de femmes et d'enfants, à partir de cinq bateaux dans les eaux entre la Sicile et l'Afrique du Nord, selon les rapports de presse.

    C'était le dernier développement d’une crise croissante qui a poussé Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, à ajouter la migration à l'ordre du jour de la réunion du sommet, qui était initialement consacré aux questions numériques. Ces dernières étaient polémiques du fait des informations selon lesquelles des agents américains de renseignement auraient surveillé le téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel.

    Le plan consiste en une évaluation des besoins du Bloc au début de décembre et en une révision des règles d'ici le milieu de l'année prochaine. Cela a été décidé à l'issue d'une réunion au sommet de deux jours à Bruxelles, qui s'est tenue à la suite de la mort d'environ 360 Africains à proximité l'île italienne de Lampedusa ce mois-ci.

    Les dirigeants des états européens, dont le président français François Hollande, ont déclaré que d'ici la fin de l'année, les Etats membres de la zone euro devraient individuellement consacrer plus de matériel - comme les avions et les bateaux - à un effort collectif visant à patrouiller dans la mer Méditerranée.

    Les dirigeants prévoient de se réunir à nouveau en juin pour discuter de «questions d'asile et de migration dans une perspective politique plus large et à plus long terme» ainsi que des «orientations stratégiques pour la planification de nouvelles mesures législatives et opérationnelles », selon un communiqué final publié vendredi par le Conseil européen, qui représente les 28 dirigeants.

    Les groupes de défense des droits de l'homme ont immédiatement condamné l'accord pour son manque d’argent et de matériel pour sauver des vies.

    Malgré cela, le premier ministre italien, Enrico Letta, a salué l'accord comme un signe de solidarité après «beaucoup de manque d'attention face au drame de la Méditerranée ». M. Letta a également déclaré que les dirigeants avaient « atteint le résultat principal et que la question était devenue un problème européen, pas simplement un problème italien, maltais, ou grecque ».

    L'accord final était avantageux pour les pays du Sud comme la Croatie, la Grèce, l'Italie, Malte et l'Espagne avec une référence à un «partage équitable» de la responsabilité pour contrer les pressions migratoires continues.

    Pourtant, les gouvernements d'Europe du sud ont demandé à ce qu'il soit prévu un partage plus équitable de la charge de la gestion de la crise avec les Etats européens du nord – comme l'augmentation du financement de l'UE.

    Cependant, les gouvernements des pays riches du Nord, se méfiant des sondages d'opinion montrant une hausse du sentiment anti immigration et du soutien croissant aux partis d'extrême droite, refusent de porter leur responsabilité dans la résolution de ce problème.

    Plus de 32 000 migrants en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient sont arrivés en Italie et à Malte cette année, selon les Nations Unies, ces derniers faisant une traversée périlleuse de la Méditerranée dans des embarcations de fortune. L'effondrement de l'ordre en Libye et la guerre civile en Syrie ont gonflé la migration.

    La pression migratoire pendant l'été a été comparable à celle de l'été 2011, lorsque les troubles civils en Tunisie et en Libye ont mené au cours de l'année environ 60 000 migrants sur la route de la Méditerranée centrale, selon Frontex, l'agence de sécurité des frontières de l'Union Européenne (UE), financée par les gouvernements de l'UE qui subventionnent l'équipement de surveillance comme les avions et les bateaux.

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