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    L’opération Sangaris prend de l’ampleur en Centrafrique

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    Deux jumeaux ont été mis au monde vendredi 6 décembre dans une église de Bangui. Le curé le père Tiburce Obiang-Dong leur a donné les noms Emmanuela-Nelson et Tiburce-Mandela en l’honneur du défunt Nelson Mandela. Les parents des nouveaux-nés tout comme des milliers d’habitants de la capitale centrafricaine se sont abrités dans les églises de Bangui par crainte de violence semée dans les rues par le groupe jihadiste « Séléka ».

    Selon la Croix rouge internationale, au moins 400 personnes ont péri ces deux derniers jours tués par les jihadistes à Bangui. Ce prologue sanglant, écrit notre observateur Igor Yazon, ouvre l’opération conjointe des troupes françaises et africaines sous l’appellation de code « Sangaris » ayant pour but de neutraliser les commandos du « Séléka » et de rétablir l’ordre constitutionnel en Centrafrique. Les patrouilles françaises en blindés sont depuis samedi matin dans les rues centrales de Bangui. « La période d'impunité est terminée », a dit dimanche soir à une conférence de presse à Paris le ministre de la défense Jean-Yves Drian. « Demain (c’est-à-dire lundi) tout le monde doit déposer les armes », a ajouté le ministre. Sinon, « on utilise la force pour les faire poser », a-t-il averti. Le commandement de la coalition franco-africaine entend évincer avant tout les jihadistes du Séléka de la ville pour garantir la sécurité des habitants. C’est une tâche compliquée, les commandos évitant tout affrontement avec la coalition. Ils s’abritent aux confins de la ville en poursuivant la guérilla. En plus de bannir les commandos de la capitale, il faudra les chasser au-delà des frontières du pays de plus de 600 mille kilomètres carrés ce qui sera beaucoup plus difficile. Le président français François Hollande s’est montré convaincu, ayant pris la parole au récent sommet afro-français « Pour la Paix et la Sécurité en Afrique » à Paris que l’opération « Sangaris » ne durerait pas longtemps : moins de trois mois. Or, en évoquant l’exemple d’une opération analogue « Serval » dans le Nord du Mali engagée il y près de dix mois qui continue toujours dans la province Kidal, on ne saurait exclure que le délai précisé par le président Hollande ne soit pas observé. L’opération vient d’être engagée et il est difficile de prédire son issue. L’essentiel consiste à rétablir la paix et la sécurité dans le pays. Le Président du Comité d’Action pour la Conquête de la Démocratie en Centrafrique François Passema, a dit, notamment, à ce sujet en répondant dans une interview téléphonique de Paris à la question de notre correspondant sur la situation à Bangui.

    Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de son auteur. Elles ne reflètent pas nécessairement la position de la rédaction de Sputnik.

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