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    La Suisse pourrait arrêter les nazis ukrainiens

    La Suisse pourrait arrêter les nazis ukrainiens

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    Les décisions de Maïdan de Kiev – puisqu’il n’y a plus de gouvernement légitime sur ce territoire – deviennent de plus en plus bizarres. Le soi-disant premier ministre vient de créer les troupes de coercition sensées épurer l’Ukraine et servir d’exemple à une armée qui continue de louvoyer. Entretemps le bloggeur suisse et écrivain bien connu Hélène Richard Favre met en évidence le rôle que pourrait jouer son pays dans la résolution de la crise ukrainienne.

    La Voix de la Russie. Comment voyez-vous les résultats du référendum en Crimée à partir de Genève en tant qu’un bloggeur à titre gracieux auprès de « La Tribune de Genève » ?

    Hélène Richard-Favre. J’ai été interviewée par un journaliste de la radio et télévision de la Suisse romane qui s’occupe de la page web du site. On a eu un long entretien. Il en a tiré quelques propos réduits à cet égard qu’il a publiés sur le site. En vérité ma position est celle d’un écrivain qui observe, qui aime la Russie et qui surtout réagit à la déferlante médiatique haineuse, orientée et malveillante à l’encontre de la Russie. Mais - ce qui est très intéressant ! – d’observer en Suisse parce que je pense que la question était de savoir comment la Suisse réagissait et notre pays a une position bien articulée du fait qu’elle préside l’OSCE et du fait aussi qu’elle fête ensemble avec la Russie ses deux cents ans des relations diplomatiques. C’est très intéressant d’observer ce qui se passe en Suisse autant dans les médias qu’au parlement. Parce que les positions sont assez différentes.

    Ce que j’ai pu constater dans les médias, varie aussi sauf que parmi les journalistes certains s’adressent à des personnalités très compétentes comme Daniel Warner, politologue connu, installé ici à Genève, ou d’autres qui donnent une appréciation mesurée sur une situation extrêmement complexe ! D’autres journalistes, au contraire, commentent ce référendum d’une manière extrêmement réductrice en parlant du « vote soviétique »…

    Quant à moi, je réagis surtout à ce que je lis dans les médias s’agissant du parlement et du gouvernement. La position de l’un et de l’autre diffèrent ce qui veut dire que le parlement est peu favorable à la prise de sanctions vis-à-vis de la Russie : il y a 75% du pétrole russe qui transitent par Genève entre autres… Sur le plan économique les avis sont très réservés quant aux sanctions à prendre ! Par contre, sur le plan diplomatique, la situation est autrement plus complexe : le Président de la Confédération nommé pour cette année s’est exprimé au sujet du référendum qu’il a qualifié d’« illégal ». Selon lui, la scission de l’Ukraine est incompatible avec les normes du droit international. Mais comme la Suisse préside aux travaux de l’OSCE, on attend beaucoup de notre pays. Aujourd’hui tous les regards sont rivés sur notre Président. J’ai appris qu’il avait créé un groupe de contact composé d’observateurs dans le cadre de l’OSCE qui serait prêt à établir un contact avec la Russie sur cette question. Il semblerait que, de son côté, Vladimir Poutine soit plus réservé… Mais en même temps on lit aussi qu’il avait donné son aval… Bref, les informations varient… On parle aussi d’Angela Merkel comme intermédiaire attendu qu’elle parle russe. Il est aussi vrai que Vladimir Poutine parle allemand…

    Ici en Suisse, je dirais que les positions sont très variées. Mais j’ai été plutôt rassurée de voir que l’on s’adresse à des personnalités compétentes, objectives et qui savent parler de la Russie d’une manière autre que diffamante ! Parce que c’est effrayant ce que l’on peut lire autant sur les blogs que dans certains articles ! Je me suis beaucoup battue au niveau local. J’ai été moi aussi invitée une fois à une émission de radio pour parler de la personnalité de Poutine, mais finalement cette émission avait pris des allures très orientées… Bref, je me bats beaucoup contre cette perception particulièrement russophobe par rapport à tout ce qui se passe. Dans ce cadre-là évidemment le référendum en Crimée est perçu diversement. Cela dépend des milieux et des tendances. Pour ma part, j’attends beaucoup du président de mon pays qui a vraiment une place en or dans le cadre de la commémoration du bicentenaire d’établissement des relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie. Et on le célèbre en Russie ! Lorsque j’ai été invitée en tant qu’écrivain à la télévision russe à Saint-Pétersbourg pour m’exprimer et j’ai essayé d’apporter un point de vue plus nuancé, plus conseillant et plus apaisant à mes compatriotes suisses en tant qu’une personne de langue et culture françaises. Je donne un point de vue qui détonne un peu par rapport à d’autres points de vue. Le mien se révèle un peu plus original. »

    Commentaire de l’Auteur. Si les national socialistes ukrainiens n’existaient pas il faudrait les inventer pour qu’ils laissent apparaître la vraie nature de l’ingérence occidentale. Ces énergumènes aux kalachnikovs qui tabassent les procureurs ukrainiens jusqu’à dans leurs bureaux et sous les caméras, ceux-là mêmes qui créent des tribunaux révolutionnaires et destituent les fonctionnaires après le vote des parteigenosse de Maïdan sont chers au cœur de l’Union Européenne. Ces repris de justice dont une grande partie a écopé des peines de prison pour recel, grand banditisme, etc. viennent d’introduire la notion du peuple tutélaire c’est-à-dire le peuple ethniquement souverain, à savoir les Ukrainiens, par rapport à « la diaspora des peuples venus de l’étranger » ; On se croirait aux temps du Troisième Reich, mais cela ne gêne guère une Madame Merkel qui, elle-même, est une ancienne du komsomol de la RDA. Vladimir Poutine a décidé de se porter garant de l’intangibilité des frontières ukrainiennes, mais il est désormais clair qu’il ne se laissera pas faire si les bûchers allumés en Ukraine commencent à sentir le roussi.

     

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