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    Stéphanie d’Oustrac, dive baroque au tempérament de feu est attendue à Moscou
    Photo: http://www.stephaniedoustrac.com/

    Stéphanie d’Oustrac, dive baroque au tempérament de feu est attendue à Moscou

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    Le 12 mai, l’arrière-petite-nièce de Francis Poulenc, Stéphanie d’Oustrac est attendue à Moscou.

    Repérée par William Christie, qui la fait travailler avec Les Arts florissants, «La meilleure chanteuse baroque de France" et en même temps «la grande Carmen», Stéphanie d’Oustrac a été récompensée par plusieurs prix en France dont Prix Bernac (1999), et Radios Francophones (2000). Avec l’orchestre de chambre de Moscou Musica Viva, cette splendide mezzo française se produira pour la première fois en Russie et interprètera la cantate de Berlioz "La Mort de Cléopâtre" et son cycle de chansons «Les des nuits d’été». En attendant, elle a accordé une interview à notre radio ou elle a parlé de sa vie, partagée entre le théâtre et la musique.

    VDLR. Vous incarnez en scènes les personnages, les femmes aussi fortes, passionnées, libres, contradictoires comme Médée et Carmen. Est-ce qu’elles vous ressemblent?

    Stéphanie d’Oustrac. Oui, j’ai peut-être aussi beaucoup de frustration. A l’époque j’ai été très souvent malade et grâce à tous les livres que j’ai pu lire et ce long moment d’attente avant que je puisse faire mon métier, une fois que j’ai retrouvé sur scène plus rien ne m’arrêtera. Donc je vis ces personnages qui sont très forts, très intenses avec beaucoup de gourmandise. Je ne connaissais pas l’opéra au début quand j’ai été jeune et je voulais être comédienne. J’ai fait avant tout du théâtre et je chantais dans le choral à côté. Et puis en découvrant l’opéra vers 16 ans j’ai eu deux passions: je jouais des comédies et je chantais. C’est justement la magie de la scène qui m’attire: on peut être grimée et coiffée comme femme ou garçon mais tu sais que cela ne durera pas éternellement.

    VDLR. Vous avez reçu les plus hautes estimations pour votre représentation de La Voix Humaine de Francis Poulenc. Est- ce que vous avez ressenti la responsabilité particulière en travaillant avec l’œuvre de votre arrière-oncle?

    Stéphanie d’Oustrac. Oui et non à la fois. En effet on l’a fait en version piano-voix et c’est peut-être grâce à mes relations avec la famille de Poulenc qu’on ait eu le droit de le faire. Poulenc a réservé cela à l’époque et ne voulait plus faire face à cette version. C’est une version qui est absolument magnifique et a une intimité et une force assez incroyable. Je dirais même destructrice puisque en l’interprétant en tournée je suis souvent tombée malade. Après c’est une œuvre qui nous touche tous parce qu’elle a des répercussions dans notre esprit et notre corps.

    VDLR. Quels sont vos projets pour la suite ? Y a-t-il des rôles que vous aimeriez aborder ?

    Stéphanie d’Oustrac.

    VDLR. Pourriez-vous dire quelques mots de votre concert à Moscou?

    Stéphanie d’Oustrac. On m’a contacté pour ce festival à Moscou et j’en ai été fort ravie d’avoir la possibilité de découvrir la Russie. Bien sûr que ce ne sera que quelques jours et je ne prétends pas de découvrir ce pays en 4 jours. J’ai proposé la musique française et je pense que c’est intéressant de partager notre culture. «La mort de Cléopâtre» est très théâtrale, je l’aime bien, et la musique de Berlioz est particulièrement expressive et magnifique. «Les nuits d’été» est un bijou plein de couleurs et j’ai l’espoir de les donner toutes au public.

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