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    Coup de poker américain ou décapitations ?
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    Coup de poker américain ou décapitations ?

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    Ou bien ces gens ne sont pas des journalistes et même pas des agents secrets, ou bien il s’agit d’une mise en scène bien préparée.

    Avez-vous jamais observé une décapitation modèle ? Non ? Lorsque la tête est sectionnée du tronc, le sang gicle dans tous le sens… ET pourquoi, mais parce que le cœur, lui, est une véritable pompe qui maintient la pression à l’intérieur des vaisseaux sanguins au niveau de 2 Bars et quelques. Alors si un tuyau est coupé, le liquide se répand à la vitesse grand V montant en flèche comme une petite fontaine.

    Ces détails macabres dignes des Souvenirs du bourreau de Lyon ne font que prouver que les cadavres des journalistes américains exposés aux regards du grand public via les réseaux sociaux ne sont que du bidon. Lorsque vous observez sur ces vidéos horribles les corps étendus avec les têtes posées dessus, vous pouvez constater la quantité négligeable du sang qui s’est répandu autour. Le corps d’un adulte contient plus de 4 litres d’hémoglobine et on vous a parlé plus haut de la pression à l’intérieur de la « tuyauterie ». Ca donne ce que ça donne mais on est très loin de l’addition ! Pourquoi alors faire croire que les journalistes ont eu la tête tranchée ?

    Avant de répondre à cette question, on se paiera un autre passage non moins psychologiquement abominable. Lorsque vous observez ces films, surtout celui avec l’exécution de Sotloff, vous entendez les gens prononcer de longs discours enflammés fustigeant le Président des Etats-Unis et expliquant en détail tel un conférencier, la politique proche-orientale du maître de la Maison Blanche.

    Imaginez, ne fût-ce qu’un seul instant, que c’est vous qui êtes à genoux dans cette jolie chemise orange dépoitraillée sous le soleil de plomb proche-oriental au niveau du bas-ventre du bourreau qui vous tient gentiment par le col et exhibe son ustensile bien acéré avec un tranchant luisant. Vous sentiriez-vous la force d’invectiver le Président de la République et faire un cours magistral sur l’histoire de la région, sans omettre de rendre responsable Notre Grand Mou de tous les dommages corporels que vous allez subir. Observez la grammaire et les tournures bien arrondies des condamnés, leur façon de se comporter, la mimique active de leurs muscles faciaux…

    Ou bien ces gens ne sont pas des journalistes et même pas des agents secrets, ou bien il s’agit d’une mise en scène bien préparée. Je ne veux faire durer le suspense mais visiblement la logique du montage ne tient pas debout. Vous ne pouvez pas obliger un type qui va mourir d’une mort atroce comparée à laquelle la guillotine paraîtra presqu’un acte de clémence, vous ne pouvez l’obliger, vous dis-je, de vous réciter par cœur des messages. Vous ne l’obligerez même pas à lire ces messages parce qu’il aura l’esprit ailleurs.

    Si vous vous en doutez, repassez-vous la vidéo de la dernière exécution sous le couperet à Marseille pour voir l’état secondaire du condamné. Repassez-vous les vidéos des terroristes caucasiens ou autres en train de décapiter leurs victimes. Les gens sont livides, ne réagissent à rien, se comportent comme des somnambules… Bref, ils font preuve massivement du comportement normal du condamné au seuil de la mort. Ajoutez-y l’anglais impeccable du bourreau qui a causé beaucoup d’agitation et de tapage médiatique sur les rives de la Tamise. L’hypothèse que c’est un Arabe qui aurait grandi à Londres est un peu tirée par les cheveux. Pourquoi les gens du Califat chercheraient-ils spécialement à faire exécuter les prisonniers par un autre sujet Britannique ? En revanche, un soldat britannique déguisé serait une explication autrement plus logique.

    Le dernier argument à ajouter : l’instant de la mise à mort est voilé. Ça, c’est aussi gros qu’un Dumbo ! Depuis quand les terroristes auraient-ils peur de leurs propres actes ? Au contraire ! Ils les filment dans une multitude de détails écœurants pour effrayer les spectateurs, ce qui répond bien au sens de la terreur, sœur de la panique. N’oublions pas : on est en pleine guerre médiatique ! Alors, au lieu de faire profiter les mécréants occidentaux du spectacle sanglant, les terroristes vous cachent pudiquement la scène. Rappelez-vous qu’il y a un an, un soldat britannique a trouvé la mort de la main d’un islamiste en plein centre de Londres. Et non seulement ce dernier n’a pas cherché à cacher son acte, mais il l’a fait sous les feux des caméras de ses acolytes, en direct et en bravant les passants.

    J’espère que j’ai réussi au moins à vous prouver qu’il y a anguille sous roche, comme on dit, car Monsieur Obama est servi : il peut s’attaquer en toute impunité au Califat puisque deux journalistes américains dont un aurait été un agent israélien et binational, auraient trouvé la mort d’une façon atroce et idéologiquement médiatisée. T


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