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    La centrale à Bouchehr

    La construction du deuxième réacteur à Bouchehr, un projet encore plus porteur

    © Sputnik . Valeriy Melnikov
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    Marina al Chalan
    Nucléaire iranien (2015) (124)
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    La revue américaine sur l'énergie Power Engineering a qualifié les projets russes de centrales nucléaires en Iran (Bouchehr) et en Inde (Kudankulam) de meilleurs en 2014. Leur caractère unique est évident.

    Selon les spécialistes américains, ces projets traduisent la tendance dans l'industrie énergétique mondiale — technologies récentes, permettant de concevoir des sources d'énergie les plus efficaces et écologiques.

    Et pourtant. Comment expliquer une évaluation si haute de la part des Etats-Unis? Et pourquoi le caractère unique du projet à Bouchehr est-il évoqué maintenant, lorsque la situation internationale à propos du programme nucléaire iranien est tellement tendue?

    Notre correspondante Marina al Chalan a adressé ces questions à Hamid reza Azizi, collaborateur du Centre de l'étude de l'Eurasie à l'Université de Téhéran:

    Je pense que la raison de cette attention spéciale pour ladite question réside, avant tout, dans les rapports entre la Russie et l'Occident, vu leurs grandes divergences sur la crise ukrainienne. Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux suivent de près comment la Russie étend son influence géopolitique. Y compris, moyennant l'exportation des technologies de pointe. De cette façon, la Russie cherche à consolider ses positions dans le continent asiatique — en Iran, en Inde ou encore dans les pays d'Asie du Sud. Pour cette raison ces projets russes dans le nucléaire civil suscitent l'attention de l'Occident. La revue Power Engineering semble signaler: regardez, la Russie ne perd pas son temps.

    La centrale à Bouchehr est unique au monde. Commencée en 1974 par le consortium allemand KraftwerkUnion AG, sa construction a été abandonnée suite aux sanctions imposées par les Etats-Unis à l'Iran. En août 1992 les gouvernements de Russie et d'Iran ont conclu un accord sur l'édification de cette centrale nucléaire, et en janvier 1995 un contrat a été signé pour l'achèvement de la construction du premier réacteur. La partie russe a su intégrer son équipement dans les fondements exécutés selon le projet allemand et incorporer près de 12 mille t d'équipements allemands. Le premier réacteur de la centrale nucléaire à Bouchehr a été connecté au réseau énergétique national iranien en septembre 2011. Sa mise en service est prévue en 2015.

    Le contrat russo-iranien pour la construction d'autres réacteurs à Bouchehr est encore à mettre en œuvre. L'expérience de coopération des deux pays dans ce domaine aidera à l'exécuter dans les délais prévus, est persuadé Hamid reza Azizi:

    Ce mois nous avons été témoins de la volonté commune de l'Iran et de la Russie de développer leurs rapports de partenariat, tant dans la sphère du nucléaire civil que des échanges économiques et commerciaux. J'ose supposer, donc, que les difficultés que nous avons rencontrées lors de la construction du premier réacteur à cause des sanctions imposées à l'Iran, nous contournent. Les deux parties vont œuvrer à la réalisation du projet concernant le deuxième réacteur dans les délais prévus.

    C'était un commentaire de l'expert iranien sur les perspectives de la construction du deuxième réacteur à la centrale nucléaire à Bouchehr, en Iran.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Nucléaire iranien (2015) (124)

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    Tags:
    centrale nucléaire, programme nucléaire iranien, centrale nucléaire de Bouchehr, Hamid reza Azizi, Iran, Russie
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