Ecoutez Radio Sputnik
    Les participants du rassemblement de soutien du référendum sur le statut de la Crimée, Simféropol. Archive photo

    Référendum en Crimée comme réparation de l’injustice historique

    © Sputnik . Taras Litvinenko
    Analyse
    URL courte
    Diana Gorchetchnikova
    La Crimée, une région qui a décidé de redevenir russe (189)
    0 195

    Le mars 2014 a marqué pour la Crimée le départ pour une nouvelle période de son histoire.

    Il ne reste qu'à deviner les conséquences des persécutions, auxquelles ses habitants ont pu échapper le printemps dernier. Il est certain que des provocations d'envergure de la part des ultranationalistes ukrainiens ont été prévenues, et que l'expression de la volonté du peuple de la Crimée a été entendue et prise en compte.

    Il est notoire que l'instabilité politique en Ukraine dure depuis des années. Kiev a focalisé surtout l'attention lorsque les manifestations de novembre 2013 ont rapidement dégénéré en violences. La Rada Suprême a chassé le président du pays Viktor Ianoukovitch, puis a apporté nombre d'amendements à la Constitution nationale. Cette nouvelle vague révolutionnaire à la poursuite du bien-être européen mythique a coûté à l'Ukraine des dizaines de vies. Les mesures prises au bon moment ont permis à la Crimée d'éviter un scénario à la maïdan, dit le député du Conseil d'Etat de la République de Crimée, Vladislav Ganjara:

    Il en allait de la sécurité de chaque famille en Crimée, puisque l'Ukraine formulait toujours clairement que la péninsule serait soit ukrainienne, soit dépeuplée. 23 trois ans après une occasion réelle s'est présentée de mettre en œuvre la menace. Les « trains d'amitié » avec des militants du « Secteur de droite » et d'autres groupes radicaux du maïdan, qui promettaient de venir en Crimée pour rétablir l'ordre, ont mobilisé les habitants à la défense de leur péninsule et les ont conduits à décider la tenue du référendum.

    Les initiatives ultérieures, notamment le référendum en Crimée, étaient un acte conscient et libre d'expression de la volonté des habitants de la péninsule. Qui plus est, la légitimité du référendum tenu n'est pas à mettre en doute, dit le membre du comité pour les Affaires internationales du Conseil de Fédération, représentant l'organe législatif de la République de Crimée, Sergueï Tsékov:

    Les actions du Conseil Suprême de la Crimée nous permettent aujourd'hui de parler de la légalité complète des événements. C'est-à-dire que les organes du pouvoir, le président du Conseil Suprême de la Crimée, le présidium, et plus tard déjà le Conseil des ministres, après l'élection le 28 février de Sergueï Aksenov au poste de son président, — ils étaient des organes légitimes du pouvoir en Crimée, formés conformément à la Constitution et les lois de l'Ukraine.

    A l'issue du référendum un événement historique s'est produit — la réunification de la Crimée avec la Russie. La nécessité de cette démarche était claire pour tous les habitants de la péninsule. Denis Batourine, chef adjoint de la Commission pour l'économie et l'essor économique de la Chambre civile de la République de Crimée, estime:

    Les avantages sont évidents. D'abord, la paix en Crimée. Ensuite, le retour dans le champ culturel natal, les valeurs qui ne seront plus dénaturées. En tant qu'une entité de Russie, la Crimée tient beaucoup plus de possibilités pour évoluer car il y a plus de ressources, l'Etat est plus puissant. Enfin, à la différence de l'Ukraine unitaire, la compréhension du degré de l'indépendance des régions en Russie, comme Fédération, est beaucoup plus nette.

    Un an après le référendum les résultats des sondages auprès de la population de la Crimée indiquent que dans leur majorité les habitants de la péninsule sont contents de redevenir russes. Des améliorations ont marqué pratiquement toutes les sphères d'activités. L'essentiel est que la Crimée a obtenu la stabilité, les perspectives de développement et l'assurance en son avenir.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    Dossier:
    La Crimée, une région qui a décidé de redevenir russe (189)

    Lire aussi:

    Crimée & Russie : un an déjà depuis le ralliement historique
    Crimée : les perspectives de développement
    Nous sommes ensemble: Moscou commémore la réunification avec la Crimée
    Yukio Hatoyama: la réunification Crimée-Russie, un processus démocratique
    Tags:
    Conseil Suprême de la Crimée, Rada suprême, Denis Batourine, Sergueï Tsékov, Vladislav Ganjara, Sergueï Aksionov, Viktor Ianoukovitch, Crimée, Ukraine, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik