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    Vice-président iranien Sorena Sattari au Salon aérospatial international MAKS-2015

    Les relations entre la Russie et l'Iran sont au beau fixe

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    Le salon aérospatial international MAKS-2015 a ouvert ses portes à Joukovski, dans la région de Moscou. Traditionnellement, la 12ième édition du « Bourget russe » est la vitrine des dernières technologies de l’industrie aéronautique russe qui attire les partenaires étrangers en dépit de la conjoncture politique.

    La délégation iranienne est l'une des plus importantes au MAKS.

    Ahmad Nokhostine, journaliste à la radio IRIB, a tenu à donner son commentaire sur la coopération entre les deux pays dans le cadre du salon et sous l'impulsion de la levée des sanctions contre la République islamique. « La participation iranienne au Salon fait suite à la récente visite du chef de la diplomatie iranienne, Monsieur Mohammad Javad Zarif, 17 août à Moscou où il s'est entretenu avec son homologue russe, Monsieur Sergueï Lavrov, sur les moyens permettant de renforcer la coopération sur le plan politique, économique, militaire, ainsi que sur les questions régionales », a-t-il confié à la radio Sputnik.

    Les contrats vont affluer, selon l'expert. Après la levée des sanctions, la République islamique prévoit des investissements massifs dans l'industrie aéronautique. Les compagnies russes qui sont prêtes à investir dans le marché iranien et à transférer des technologies, séduit les clients iraniens. Ainsi, le contrat sur le moyen-courrier russe Sukhoi Superjet 100 peut être signé le 26 août, a annoncé Ali Vatani, adjoint du Développement de la technologie du bureau présidentiel des Affaires scientifiques et technologiques de l'Iran, sans préciser le nombre d'avion ni le montant envisagé. En ce qui concerne les cinq bataillons de systèmes de missiles air-sol S-300, le contrat ne va pas être conclu dans le cadre du MAKS. Car le Salon est le haut lieu d'équipements aéronautiques militaires et les S-300 sont des missiles défensifs, a expliqué le vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine.

    La coopération en matière de nucléaire civil est également fructueuse. Il s'agit de deux blocks de la centrale de Bouchehr baptisée « projet post-Fukushima » en termes de sécurité. Les deux pays ont en outre convenu d'échanger l'uranium enrichi iranien contre l'uranium brut russe. « L'achèvement de la construction du premier réacteur de la centrale Bouchehr est un exemple évident de l'amitié entre les deux pays, continue Ahmad Nokhostine. En dépit d'autres pays soumis aux pressions occidentales pour annuler leurs contrats avec l'Iran, la Russie a résisté. Les deux pays ont déjà annoncé leur désir de renforcer la coopération dans le domaine de l'énergie. Il est question que la Russie construise d'autres centrales nucléaires. Je crois que les sociétés russes auront un rôle important à jouer sur le marché pétrogazier iranien. »

    Sur le plan régional, la Russie et l'Iran se sont entendus de joindre leurs efforts dans la lutte contre l'Etat islamique. Lors de la rencontre le 17 août à Moscou, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont discuté les détails de la grande coalition anti-Daesh initiée par Vladimir Poutine. Inquiétés par l'avancée des djihadistes, Iran, Irak, Syrie et Turquie sont prêts à coopérer avec Moscou. Ahmad Nokhostine témoigne: « Les Occidentaux se sont rendu compte que leur politique envers la Syrie s'est avérée fausse, voire dangereuse. Certains pays européens ont commencé à donner raison à des pays comme la Russie et l'Iran pour qui la solution du problème ne passe pas par la voie militaire mais purement politique. L'Iran a son propre plan qui prévoit un dialogue intersyrien, la formation d'un gouvernement de coalition, l'organisation des élections libres sous la supervision internationale. La Russie partage presque le même point de vue. Sur le plan régional, l'Iran considère la Russie comme un allié privilégié pour trouver une solution politique à la crise syrienne. Et vice-versa: heurtée à la politique injuste de sanctions de la part de certains pays occidentaux, la Russie voit en Iran un allié privilégié pour renforcer son poids et son influence au Proche-Orient. »

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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    Tags:
    MAKS 2015, Iran, Russie
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