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Les données de l’application TraceTogether, destinée à lutter contre le Covid-19, pourront désormais être exploitées par la police de Singapour. La déclaration de confidentialité soumise aux utilisateurs a été corrigée.

La police de Singapour peut désormais accéder aux données de l’application sanitaire TraceTogether, a annoncé le ministre de l’Intérieur Desmond Tan devant le parlement.

En vertu du code pénal, les forces de l’ordre singapouriennes étaient déjà habilitées à recueillir divers types de données personnelles, et celles de l’application TraceTogether ne feront désormais plus exception. La police pourra notamment exploiter ces informations «à des fins d'enquêtes criminelles», a précisé le ministre.

Déclaration de confidentialité revue

Jusqu’à récemment, la déclaration de confidentialité de TraceTogether annonçait que l’application ne pouvait être employée qu’«à des fins de recherche de contacts». Mais le site Web lié à l’application a été mis à jour ce 4 janvier. Il indique désormais que les données enregistrées «peuvent être utilisées dans des circonstances où la sécurité et la sûreté des citoyens sont ou ont été affectées».

Pour conjurer le spectre d’un potentiel Big Brother, Desmond Tan a tenu à rappeler que les fonctionnaires divulguant ces données sans autorisation étaient passibles d’une amende de 5.000 dollars singapouriens (environ 3.000 euros) et de deux ans de prison.

Fin décembre, l’épidémie de Covid-19 avait pris une nouvelle tournure à Singapour, les autorités faisant état d’une première contamination au variant britannique du virus.

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Tags:
Singapour, surveillance, Big Brother, application, Covid-19
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