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Washington condamne le putsch contre le gouvernement démocratiquement élu d'Aung San Suu Kyi en Birmanie et promet d’«agir contre les responsables» si les arrestations «ne sont pas abandonnées».

Les États-Unis exigent la libération par l'armée birmane de plusieurs dirigeants interpellés, dont la chef de facto du gouvernement Aung San Suu Kyi, et menacent de réagir en cas de refus.

«Les États-Unis s'opposent à toute tentative de modification des résultats des récentes élections ou d'entrave à une transition démocratique en Birmanie et vont agir contre les responsables si ces mesures [les arrestations, ndlr] ne sont pas abandonnées», informe dans un communiqué la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

Nous «exhortons l'armée à adhérer aux normes démocratiques et au respect de l'État de droit et à relâcher les personnes arrêtées aujourd'hui», ajoute-t-elle.

La dirigeante Aung San Suu Kyi arrêtée

L'ancienne icône de la démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi, et le Président Win Myint ont été arrêtés par les forces armées birmanes, d'après son parti qui fait état d'un probable «coup d'État».

Ces arrestations interviennent alors que le Parlement issu des législatives de novembre devait entamer sa première session dans quelques heures.

Les militaires dénonçaient depuis plusieurs semaines plus d'une dizaine de millions de cas de fraudes lors des législatives de novembre, remportées largement par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), déjà au pouvoir depuis 2015.

La Birmanie est sortie il y a tout juste 10 ans d'un régime militaire au pouvoir pendant presque un demi-siècle. Les deux derniers coups d'État depuis l'indépendance du pays en 1948, remontent à 1962 et 1988.

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Aung San Suu Kyi, États-Unis, île de Ramree (Birmanie), Myanmar
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