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    Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères

    Un paratonnerre nommé Mogherini

    © Flickr/ EU2016 NL
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    par Ronald Zonca
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    En une semaine, la représentante de la diplomatie européenne a eu une série d’initiatives propres à détériorer nos relations internationales et nos économies.

    Elle a commencée par déclarer que l'Europe coopérerait à l'avenir avec la Russie que sur des projets bénéfiques pour l'Europe. En clair, pour Frederica Mogherini, le mot coopération ne veut plus dire bénéfices mutuels mais exploitation unilatérale du partenaire. En ravalant la Russie au rang d'exploité captif, elle se comporte en adoratrice de l'exceptionnalisme et de la destinée manifeste du peuple américain.

    Devant de tels propos, Serguei Lavrov, lui a précisé que la Russie n'entendait pas se laisser dicter par qui ce soit ce qu'elle doit faire ou ne pas faire et que son pays n'avait pas besoin d'une telle coopération.

    Federica Mogherini et Sergueï Lavrov lors d'une rencontre en Malaisie, 2015
    Federica Mogherini et Sergueï Lavrov lors d'une rencontre en Malaisie, 2015


    Ensuite, elle a repris la rengaine sur « l'annexion de la Crimée » et elle a demandé le retour de la Crimée dans le giron ukrainien en évoquant ad nauseam les droits de l'homme et le sort des minorités. Au vu du proche avenir qui se dessine pour l'Ukraine, c'est demander à la Crimée de faire un retour vers le néant.
    L'Europe est déjà l'otage de l'Ukraine qui refuse de se conformer aux accords de Minsk et notre Haute Représentante veut rajouter un motif pour empêcher la levée des sanctions. Mieux, elle veut les renforcer sans se rendre compte que chaque sanction nouvelle contre la Russie est un clou de plus que l'Europe enfonce dans le cercueil de son économie.

    Anniversaire de la réunification de la Crimée avec la Russie
    © Sputnik. Evgeny Biyatov
    Anniversaire de la réunification de la Crimée avec la Russie

    Après avoir qualifié cette demande de «mépris arrogant de la population de Crimée», le Ministre Russe lui a conseillé de venir sur place constater le sort des minorités et que si d'aventure madame Mogherini cherchait un combat pour les droits de l'homme, elle ferait bien de se pencher sur: «les violations réelles des droits des habitants de la Crimée par les nationalistes ukrainiens et tatars qui ont fait subir aux habitants de la péninsule divers blocus tels que ceux de l'eau, du transport, de l'alimentation et de l'énergie et ce avec l'assentiment complet des autorités ukrainiennes».

    Maintenant, notre passionaria atlantiste veut, lors de la prochaine session de l'ONU, présenter un projet de résolution pour sanctionner la Russie et elle a invité des pays comme la Chine ou le Brésil à soutenir cette résolution.
    L'ambassadeur chinois à l'ONU vient de déclarer que généralement la Chine n'aime pas les sanctions unilatérales et que celle-ci considère que ce n'était pas un bon moyen pour résoudre les problèmes. Lorsqu'on lui a demandé s'il évoquait les sanctions de l'UE et des USA contre la Russie, il a répondu que oui.

    A force de soutenir des positions irrationnelles dictées par Washington, Madame Mogherini entraine l'Europe, c'est-à-dire tous ses états membres vers des difficultés avec de grands acteurs économiques mondiaux.
    Notre Haute Représentante aux Affaires Etrangères de l'Europe n'est en fait qu'un simple paratonnerre sur le dôme de la Maison Blanche tandis qu'elle laisse griller les peuples européens.

     

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    Tags:
    Federica Mogherini, Sergueï Lavrov, Crimée, Europe, Ukraine, Russie
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