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    Vladimir Poutine et Donald Trump

    Comment Tocqueville annonça Trump et Poutine

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    Voyons ce qu’écrivait le philosophe politique Alexis de Tocqueville sur la rivalité russo-américaine pour la suprématie mondiale.

    L'Europe ne vaut plus rien et se donne à des femmes de ménage serviles comme Merkel, May, Lagarde, chargées de transformer le vieux continent en nursery citoyenne (Chesterton l'avait annoncé). Le dressage humanitaire accompagne la mise au pas de nations nihilistes.

    Consolons nous avec Tocqueville, l'homme qui croyait à la fatalité et au devenir turc de notre continent. Cet homme discret et prodigieux aura tout prédit, y compris la belle rivalité russo-américaine pour la suprématie mondiale.

    On relira pour notre édification la fin de la première partie de la Démocratie en Amérique, qui évoque cette confrontation future :

    « Il y a aujourd'hui sur la terre deux grands peuples qui, partis de points différents, semblent s'avancer vers le même but: ce sont les Russes et les Anglo-américains. Tous deux ont grandi dans l'obscurité; et tandis que les regards des hommes étaient occupés ailleurs, ils se sont placés tout à coup au premier rang des nations, et le monde a appris presque en même temps leur naissance et leur grandeur ».

    Tocqueville souligne que le développement des deux puissances est comme infini. D'ailleurs qui aurait cru au relèvement de la Russie après les années Eltsine? Puissance nietzschéenne (lisez par-delà le bien et le mal, §251), la Russie renaît toujours plus forte quand on la croit morte.

    « Tous les autres peuples paraissent avoir atteint à peu près les limites qu'a tracées la nature, et n'avoir plus qu'à conserver; mais eux sont en croissance: tous les autres sont arrêtés ou n'avancent qu'avec mille efforts; eux seuls marchent d'un pas aisé et rapide dans une carrière dont l'œil ne saurait encore apercevoir la borne. L'Américain lutte contre les obstacles que lui oppose la nature; le Russe est aux prises avec les hommes. L'un combat le désert et la barbarie, l'autre la civilisation revêtue de toutes ses armes: aussi les conquêtes de l'Américain se font-elles avec le soc du laboureur, celles du Russe avec l'épée du soldat. »

    Puis Tocqueville compare les méthodes :

    « Pour atteindre son but, le premier s'en repose sur l'intérêt personnel, et laisse agir, sans les diriger, la force et la raison des individus. Le second concentre en quelque sorte dans un homme toute la puissance de la société. L'un a pour principal moyen d'action la liberté; l'autre, la servitude. Leur point de départ est différent, leurs voies sont diverses; néanmoins, chacun d'eux semble appelé par un dessein secret de la Providence à tenir un jour dans ses mains les destinées de la moitié du monde. »

    Nous verrons s'ils peuvent enfin renverser ces tyrans aux pieds d'argile qui précipitent nos peuples dans le néant de l'histoire. Le destin grandiose de l'Amérique et de la Russie est ainsi manifesté par Poutine et Trump, ces hommes d'État les plus haïs de leur temps. Ces deux héros envoyés pour une mission mystérieuse se heurtent comme des héros mythologiques aux géants croulants de l'Atlantide et de l'Europe technocratique.

    Trump et Poutine devront agir comme Khrouchtchev et Eisenhower qui mirent déjà fin au moment de Suez aux sornettes sanglantes et coloniales des vieilles puissances dégénérées que l'on sait. La France récolta de Gaulle, qui la sauva du marigot pendant vingt ans, mais le Royaume-Uni, qui avait touché le fond, continua de creuser.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    Tags:
    Alexis de Tocqueville, Donald Trump, Theresa May, Christine Lagarde, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Europe, États-Unis, Russie
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