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Reconnue mondialement pour ses rapides et pour ses expéditions en eaux vives, la rivière canadienne Magpie s’est vue officiellement attribuer neuf droits, ainsi que des gardiens légaux chargés notamment de veiller au respect de ces droits.

Déjà initiée en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et en Équateur, la procédure de reconnaissance juridique des droits de la nature est arrivée pour la première fois au Canada et plus précisément au Québec. Le 23 février, la rivière Magpie a obtenu le statut de «personnalité juridique».

Cette annonce a été faite par l’Alliance Mutehekau Shipu qui a pour objectif la protection et la mise en valeur de la rivière ainsi que la reconnaissance de ses droits, en partenariat avec l'Observatoire international des droits de la nature (IORN), basé à Montréal.

«La reconnaissance des droits de la nature est un mouvement mondial en pleine expansion, et le Canada s'y associe aujourd'hui avec ce premier cas», a déclaré Yenny Vega Cardenas, présidente de l'IORN.

Droits attribués

De près de 300 kilomètres de long, la rivière Magpie est reconnue mondialement pour ses rapides et pour ses expéditions en eaux-vives. Elle est classée par le National Geographic parmi les dix meilleures au monde pour le rafting. Le projet d'y décréter une aire protégée a été freiné pendant des années par Hydro-Québec, à cause de son potentiel hydroélectrique, précise l’agence PR Newswire.

Selon l’agence, la rivière se voit ainsi attribuer neuf droits, notamment le droit au respect de ses cycles naturels, le droit de maintenir son intégrité ou le droit d'ester en justice, ainsi que d'éventuels gardiens légaux chargés notamment de veiller au respect de ces droits.

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statut, rivières, Canada
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