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    Biennale de Moscou : réécrire les mondes

    Biennale de Moscou : réécrire les mondes

    Photo: RIA Novosti
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    La IVème Biennale d’art contemporain de Moscou, qui est le plus grand projet d’exposition à l’échelle nationale. se tiendra sur le thème « Réécrire les mondes » (Rewriting Worlds).

    La IVème Biennale d’art contemporain de Moscou, qui est le plus grand projet d’exposition à l’échelle nationale. se tiendra sur le thème « Réécrire les mondes » (Rewriting Worlds). C’est le nom du projet principal annoncé par les organisateurs bien avant l’ouverture de la Biennale qui se déroulera du 22 septembre au 30 octobre avec la participation de plus de 80 artistes d’une vingtaine de pays.

    Les commissaires attendent beaucoup de la nouvelle Biennale et pour cause, puisque celle d’il y a deux ans a établi un record avec plus de 500 000 visiteurs venus voir le projet principal intitulé « Contre les exclusions ! »

    Peter Weibel, originaire de l’URSS et expert autrichien de renom en art contemporain, sera cette année le commissaire du projet principal à la Biennale de Moscou. En donnant au projet son nom « Réécrire les mondes », il veut présenter l’art du modernisme comme une nouvelle vision de la réalité.

    Moscou est le centre du modernisme qui a donné naissance à ses principaux courants, - affirme Peter Weibel. Le suprématisme signifie l’abandon de l’image de l’objet dans la peinture. D’autre part, le constructivisme insiste sur la réalité des objets. Il me semble que c’est à cause de cette contradiction que les gens ne comprennent pas toujours l’essence du modernisme qui est une vision spécifique de la réalité. De nos jours, ce n’est plus la peine de suivre une abstraction ou une figuration à l’état pur puisqu’on a un tas de supports nouveaux comme la photographie ou l’ordinateur. C’est une autre vision de la réalité et il est bon d’avoir, cent ans plus tard à Moscou, la chance de suivre la réécriture tant du monde que du modernisme lui-même.

    Iossif Bakstein, le commissaire de la Biennale de Moscou, est davantage préoccupé par d’autres problèmes qui sont l’attitude de la société russe envers l’art contemporain et l’intégration des artistes russes dans le contexte mondial.

    « L’art contemporain a sensiblement gagné en popularité depuis la première Biennale de janvier 2005, - se félicite-t-il. - Mieux encore, il y a désormais un foisonnement des centres d’art contemporain comme « Vinzavod », « Krasny Oktiabr » ou « Garage ». Ces centres ont proliféré et, en plus de Moscou et Saint-Pétersbourg, se sont implantés à Kaliningrad sur la Baltique, à Nijni-Novgorod sur la Volga et à Ekaterinbourg dans l’Oural. Le succès de la Biennale industrielle de l’Oural en constitue la preuve. De surcroît, nous sommes témoins du retour de l’art russe sur la scène artistique internationale. De plus en plus de nos compatriotes jeunes et moins jeunes participent aux grands projets internationaux et beaucoup d’artistes viennent parfaire leur formation en Europe et aux États-Unis. »

    Rappelons que le grand principe de la Biennale veut que les artistes invités viennent exposer leurs projets spécifiques. C’est ainsi qu’à la IVème Biennale de Moscou,  jusqu’à 80% des projets  que les visiteurs pourront voir sont nouveaux. La Biennale de Moscou jouit d’une bonne réputation, ce qui permet d’attirer des investissements privés qui viendront grossir le budget de 52 millions de roubles (environ 2 millions de dolars) pourtant en recul par rapport à celui de l’an dernier. Notons aussi que davantage d’artistes nationaux reçoivent des subventions de leurs gouvernements.

    Dans le cadre de la Biennale, il aura en tout 90 expositions sur plus d’une cinquantaine de plateformes.


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