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« Mettez des chaussures confortables ! » - c’est le seul conseil concernant le code vestimentaire pour ceux qui vont au concert du célèbre group de rock « The no smoking orchestra ». Le 23 février les fans moscovites de l’orchestre « non fumeur » vont danser avec les musiciens parmi lesquels le célèbre réalisateur et bassiste Emir Kusturica.

Kusturica vient en Russie comme chez-lui. Ici on adore ce réalisateur et son groupe musical « The no smoking orchestra ».

« La conception de notre orchestre c’est un cirque, et non seulement la musique », a annoncé Emir Kusturica avant le concert de Saint-Pétersbourg pendant la visioconférence avec Moscou. Cependant, depuis les premières minutes de la conversation avec le réalisateur il est devenu clair que le possesseur de deux « Palmes d’or » du festival de Cannes a l’intention de parler de tout à part de son travail. Avant tout de son dévouement à la culture russe. Dans son interview à la Voix de la Russie le réalisateur a déclaré :

L’esprit slave avec toutes ses caractéristiques c’est une « langue » unique où nous sommes tous enclins à l’humeur noire de Gogol, à l’existentialisme de Tchekhov, au dramatisme de Dostoïevski, à la perception documentaire de l’écrivain serbe Ivo Andric. Nous, les slaves, sommes enclins à la même chose, à l’ironie.

L’ironie est la « seconde nature » d’Emir Kusturica. Cependant, le réalisateur n’est pas ironique quand il parle de l’ordre mondial actuel.

J’appelle l’époque actuelle de l’époque du « paganisme high-tech ». Nous ne pouvons pas dire que l’être humain de la « révolution high-tech » est mieux que l’être humain de la renaissance. Nous ne tirons qu’une conclusion que l’être humain a perdu le point central de la spiritualité. Il ne fait que consommer en cultivant en lui un « païen high-tech » et en se délectant des technologies. C’est en cela que consiste la crise profonde de l’existence humaine.

Voici encore une idée prononcée par le célèbre réalisateur serbe. « Il me semble que la Russie survit une situation nouvelle pour elle, raconte Emir Kusturica. Vous êtes aujourd’hui au carrefour. Vous aviez Gorbatchev qui a réussi à assurer le passage pacifique du pays d’un état dans l’autre, ensuite c’était Ieltsine qui a réussi à maintenir un équilibre et à ne pas admettre une guerre civile dans le pays comme cela a eu lieu aux Balkans. Vous avez maintenant Vladimir Poutine qui poursuit l’affaire de ces hommes politiques en utilisant les possibilités du développement sans révolutions », a conclu le réalisateur et le musicien et en même temps économiste et homme politique Emir Kusturica.

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