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    Festival de Cannes : l’Amour, favori de l’édition 2012

    Festival de Cannes : l’Amour, favori de l’édition 2012

    Photo: EPA
    Culture
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    L’Amour du réalisateur autrichien Michael Haneke est le favori absolu de la 65ème édition du festival de Cannes. Les deux réalisateurs russes, qui ont participé à la compétition, ne sont pas partis les mains vides non plus : le film de Sergueï Loznitsa V tumane (Dans la brume) a eu le prix des critiques alors qu’un court-métrage de Taïssia Igoumentseva a été récompensé comme le meilleur film étudiant.

    Sur le plan artistique le festival de Cannes 2012 était très riche mais sans surprises. Au micro le critique de cinéma russe, Anton Doline :

    « Il y a eu énormément de films d’horizons très divers : du cinéma franchement commercial et des comédies aux films profondément avant-garde, avec une esthétique particulière, voire bizarres ».

    Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour distinguer les leaders de la compétition. Dès le départ tout le monde a misé sur le film de Michael Haneke. « Avec mes collègues on était unanime, raconte Anton Doline, même si ce film n’est pas récompensé, de toute façon il entrera dans l’histoire du cinéma. Il est vrai que certains reprochait à Haneke le physiologisme à la limite du supportable, mais tous s’accordaient pour dire que l’Amour était un chef d’œuvre inconditionnel ».

    « C’est un grand film qui raconte les sentiments de deux personnes, les sentiments qui traversent les horreurs les plus terribles : maladie, vieillesse, mort. Dans le film jouent de grands acteurs âgés aujourd’hui de plus de 80 ans, Jean-Louis Trintignant et Emmanuel Riva. Le jeu est brillant. Leurs rôles dans ce film sont l’uns des meilleurs de leurs carrières ».

    Les prix sont remis, le tapis rouge est enroulé, le festival de Cannes 2012 est fini. Qu’est-ce qu’il en a resté ? Anton Doline :

    « Les réalisateurs cherchent à tourner des films sur l’actuelle situation dans le monde, sur la crise économique, sur la crise des valeurs, sur des drames politiques. Mais, en fait, ce dont ont besoin l’art et le spectateur assis dans la salle, est vieux comme le monde. C’est de l’amour que les gens ont besoin ».

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