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    Les écrivains français voyagent en Sibérie

    Les écrivains français voyagent en Sibérie

    Photo : RIA Novosti
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    Des écrivains français ont entamé leur voyage sur l’Ienisseï. Jusqu’à 30 juillet ils vont descendre l’un des plus grands fleuves de Sibérie.

    C’est le deuxième voyage des écrivains français en Russie. Il est organisé dans le cadre des saisons croisées des langues et littératures. Celles-ci sont en quelque sorte une continuation de l’Année croisée France-Russie qui a eu lieu en 2010. Pendant leur premier voyage les Français ont traversé la Russie de l’ouest à l’est en empruntant le Transsibérien. Cette fois il leur est proposé de remonter du sud vers le nord en terminant le voyage au-dessus du cercle polaire.

    Après le voyage de 2010 de nombreux récits et nouvelles consacrés à la Russie ont été publiés. Même pour ceux qui connaissaient déjà la Russie, le voyage a fait découvrir beaucoup de choses. C’est le cas de Dominique Fernandez, prix Goncourt, auteur du Dictionnaire amoureux de la Russie et de L’Ame russe.

    Bien évidemment, tous ne partageait pas l’enthousiasme de Dominique Fernandez. Dans son Sibir. Moscou-Vladivostok Danièle Sallenave a critiqué l’encadrement trop strict du voyage en évoquant même le tout-puissant KGB qui était à tel point attentif aux étrangers qu’il contrôlait le moindre mouvement de ceux-ci.

    Géraldine Dunbar qui, dans Seule sur le Transsibérien, a raconté son périple à travers toute la Sibérie qu’elle avait fait plusieurs années avant le voyage des écrivains, était surtout curieuse de savoir si les gens avaient changé en Russie.

    « La chose la plus importante, c’est que j’ai une fois de plus vu le peuple, le vrai. En Sibérie j’ai rencontré beaucoup de gens, de gens bien, gentils, ouverts ».

    Quels souvenirs laissera le voyage de cette année ? Difficile à dire parce que l’itinéraire qu’empruntent les écrivains français, passe par les Russies... et elles sont très différentes : les énormes espaces de la Sibérie, des grandes villes de plus d’un million d’habitants tels que Krasnoïarsk, les villes de province très reculées. Ces territoires abritent les forts qui servaient souvent de prison pour les forçats et les prisonniers politiques. C’est ici qu’ont été déportés les participants à la révolte anti-tsariste de 1825. Au début du XXème siècle c’est ici qu’ont vécu en exil Lénine et Staline. C’est ici que Staline a envoyé des milliers de gens dans les Goulags. Ce sont les prisonniers qui ont construit les portsIgarka et Doudinka et la ville de Norilsk. Mais c’est aussi ici qu’on peut voir les tumulus scythes, visiter le musée du célèbre écrivain russe Viktor Astafiev et celui de l’artiste-peintre Vassili Sourikov ainsi que le parc national Stolby faisant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est enfin la terre natale des peuples indigènes du Nord qui ont su préserver leur culture et leurs traditions depuis la nuit des temps jusqu’au XXIème siècle. /L

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