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La Syrie, souffrant d’un conflit armé qui dure déjà depuis des années, attend la paix et une nouvelle vie. L’essentiel, c’est un avenir calme et heureux qui semble être pourtant trop éloigné d’aujourd’hui. La Syrie a besoin de cet avenir en premier lieu pour ses enfants qui devront plus tard recréer leur pays.

Elle s'appelle Diala Brisly. Elle a quitté la Syrie en 2013 et s'est installée à Beyrouth, mais ses activités sont toujours liées à son pays, annonce la BBC dans un article consacré à l'artiste. Elle fait des peintures et coopère avec le magazine syrien pour les enfants "Zayton et Zaytonah" (Oliver et Olivia) qui continue d'être publié et distribué en Syrie même à l'heure actuelle.

"Il y a beaucoup d'oliviers et de fermes d'olives au nord de la Syrie", raconte-elle citée par la BBC, et cette petite remarque fait déjà penser aux souffrances de ce pays privé de sa vie tranquille à cause de la guerre.

It's a baby girl

Фото опубликовано Diala Brisly (@dialabrisly) Окт 22 2015 в 9:19 PDT

Le magazine était publié dans la ville de Saraqeb, mais les destructions ne permettent plus de continuer ce travail là-bas. Actuellement, le magazine sort dans la ville d'Alep. Ceux qui s'occupent du périodique sont soumis à des risques lors de la publication et de la distribution, explique Mme Brisly.

WIP

Фото опубликовано Diala Brisly (@dialabrisly) Мар 17 2016 в 11:39 PDT

"Le but essentiel, c'est de rappeler aux enfants de rester des êtres humains, et de les prévenir de ne pas tirer. Je crois que ce magazine leur donne un vrai espoir. (…) C'est très important de pousser les enfants à suivre cette idée de rester des êtres humains, et de ne pas devenir des adultes qui luttent et se tuent eux-mêmes dans une guerre certaine à laquelle tu n'appartiens pas", souligne l'artiste citée par la BBC.

Mme Brisly estime qu'il est absolument nécessaire d'apporter son soutien à tous les enfants qui se sont retrouvés dans des conditions terribles qui font augmenter non pas un esprit de paix, mais le niveau de l'agressivité dans l'espace social.

"Je me rappelle quand nous étions encore en Syrie, une femme est arrivée pour jouer de la guitare pour plusieurs enfants, et quand elle est allée prendre sa guitare, un d'eux s'est mis à crier et pleurer. Il pensait que c'était une arme. Cela a pris des heures de le persuader qu'il ne s'agissait que d'un instrument de musique", raconte Mme Brisly citée par la BBC.

#mural

Фото опубликовано Diala Brisly (@dialabrisly) Фев 10 2016 в 3:35 PST

L'artiste dit que les enfants syriens continuent de rire et de sourire malgré tout. Dans le même temps, ils ont peur des étrangers. Tous ces enfants méritent de grandir dans une société calme et stable. L'artiste Diala Brisly leur offre ses émotions de paix dans son art.

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Tags:
crise syrienne, peinture, Beyrouth, Liban, Syrie
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