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Avez-vous envie d'apprendre quels super-héros abrite le pays des ours? Découvrez-le dans une interview avec Sarik Andreasyan, réalisateur des Guardians, le premier blockbuster russe sur les super-héros.

Le film d'action « Guardians » n'est pas basé sur des BD, selon la tradition occidentale, mais sur la vie et sa perception par les gens de l'espace post-soviétique. Sputnik a eu l'occasion d'interroger le réalisateur du film, Sarik Andreasyan, qui espère opérer une révolution dans le cinéma russe et ouvrir la voie vers des genres encore inexplorés.

Arménien d'origine, Sarik Andreasyan travaille dans plusieurs genres, mais ses plus grands espoirs se placent dans sa dernière œuvre, les Guardians. Vu que les films russes sur les super-héros ne sont pas fréquents, comment compte-t-il attirer et fasciner le spectateur ?

« L'histoire des Guardians se distingue par le fait que son idée n'est pas basée sur les bandes dessinées, car en Russie elles sont pratiquement inexistantes, mais sur la mentalité des personnes vivant dans l'espace post-soviétique », raconte le réalisateur. « Dans la première partie des Guardians, nous présentons quatre personnages, ce sont des super-héros de Russie, du Kazakhstan, d'Arménie et d'Ukraine ».

Parmi eux, il y a Khan, un super-héros kazakh rapide comme le vent, pratiquant tous les arts martiaux et maniant toutes les armes, avec un caractère issu de l'histoire des nomades kazakhs. Le super-héros arménien, lui, est capable de commander aux pierres et aux montagnes.

« Il n'existe pas encore de tels films dans le monde parce que personne ne crée des BD et des super-héros à partir de la nationalité. Nous avons compris que c'était notre code culturel et qu'il fallait se baser sur ça. Et certes, nous n'avons pas pu nous passer d'un ours, un stéréotype éloquent sur la Russie. Et l'ours avec une mitrailleuse, c'est tout simplement un élément provocateur », confie le réalisateur.

L'équipe russe s'est inspirée des chefs-d'œuvre occidentaux du genre, mais y ont ajouté aussi ce qu'on n'a jamais vu dans le cinéma occidental.  

« Bien sûr, nous avons pris connaissance de l'univers entier de Marvel et de DC, de tous les produits correspondants, tels que X-Men. Mais il était important de ne pas répéter, d'être originaux », souligne le réalisateur. « Et l'originalité est dans la conception qui a pour base les codes mentaux et culturels, ainsi que dans le lieu de l'action : on ne verra dans aucun univers occidental la Tour Ostankino exploser avant d'être transportée à travers les rues de Moscou ».

Des membres du club de natation sibérien
© REUTERS / Ilya Naymushin

Mais après tout, c'est un film qui parle de la lutte des bons contre les méchants, dans la meilleure tradition du genre. Le réalisateur espère que le film aura du succès pour pouvoir créer un univers unique autour des Guardians.

Actuellement, l'équipe du film mène des pourparlers avec des distributeurs d'une cinquantaine de pays et a conclu des contrats avec la plupart d'entre eux. Le film a déjà été vendu à tous les pays de l'Amérique latine, à la Chine, à l'Inde et aux pays de l'Asie du Sud-Est, à l'Allemagne et à la France.

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Tags:
cinéma, super-pouvoirs, super-héros, culture, Arménie, Russie
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