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Une jeune peintre afghane est résolue à combattre les préjugés de la société musulmane et à améliorer la vie des femmes en Afghanistan grâce à son art.

Shamsia Hassani, première artiste graffeuse afghane, transforme les murs de Kaboul ravagés par la guerre en œuvres d'art.

New colors

Публикация от Shamsia Hassani (@shamsiahassani) Июл 7 2017 в 10:35 PDT

 

Née à Téhéran dans une famille de migrants afghans, Shamsia n'a pas pu suivre de cours de dessin en Iran, ceux-ci n'étant pas prévus pour les migrants. Elle est donc revenue avec sa famille en Afghanistan à la fin des années 1990.

«L'art est mieux que la guerre», pense l'artiste, qui veut que chaque personne puisse avoir accès à l'art. Elle est convaincue que l'art peut améliorer le monde.

At #kabul_university

Публикация от Shamsia Hassani (@shamsiahassani) Апр 7 2017 в 9:31 PDT

 

Dans le contexte actuel, la peintre de 29 ans a du mal à trouver des compagnons ou des partisans, a-t-elle avoué à Sputnik. Certains la blâmaient, affirmant que le graffiti est un art qui contredit l'islam. D'autres l'accusaient de salir les murs.

Envers et contre tout, elle a continué son travail. Ses graffitis sur les murs de Kaboul rappellent à tout le monde le silence et l'impuissance des autorités, incapables de stopper l'effusion de sang et de mettre fin aux souffrances du peuple afghan.

One of my old works,#what about_the_dead_fish?

Публикация от Shamsia Hassani (@shamsiahassani) Апр 13 2017 в 7:09 PDT

 

«D'abord, j'étais la seule peintre graffeuse. Mais à présent, il y a plusieurs artistes en Afghanistan avec qui je suis en contact».

Des œuvres de Shamsia ont également été présentées en Inde, en Iran, en Allemagne et en Italie.

La femme afghane est l'un des personnages centraux des œuvres de l'artiste. Elle proteste ainsi contre l'oppression que subit la femme au sein de la société conservatrice afghane. Les femmes sur ses peintures sont souvent représentées en burqa.

My new mural #IFA #kabul

Публикация от Shamsia Hassani (@shamsiahassani) Апр 26 2017 в 7:30 PDT

 

«Je veux parler de leur vie  : ouvrir pour elles la voie du salut, ouvrir les portes qui mènent à la réalisation des rêves de leur vie. Nombreux sont ceux qui pensent qu'hormis le burqa, les femmes n'ont pas de problèmes. Mais les femmes n'ont pas d'accès à l'éducation, c'est ça le véritable problème», raconte Shamsia, qui espère transformer la mentalité des gens pour améliorer la situation des femmes en Afghanistan.

#Secret #prestige

Публикация от Shamsia Hassani (@shamsiahassani) Фев 27 2017 в 1:16 PST

 

Selon elle, il est souvent dangereux de dessiner dans les rues de Kaboul. C'est pourquoi elle prépare ses esquisses deux ou trois mois avant de se lancer, afin de gagner du temps.

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Tags:
Afghanistan, Kaboul, Shamsia Hassani, femmes, art, peinture
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