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    Quand les Dieux mythiques renaissent sous les pinceaux d’un illustrateur russe (images)

    © Photo. Igor Ozhiganov
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    Créatures mythiques aux visages divins tantôt radieux, tantôt sévères, Igor Ozhiganov, un illustrateur russe passionné de mythologie, met dans ses œuvres toute son âme pour faire revivre à l’aide de ses pinceaux et de l’infographie les Dieux slaves et scandinaves. Sputnik vous invite à faire un voyage captivant à travers ses dessins.

    Passionné par la mythologie slave et nordique, Igor Ozhiganov, originaire de la ville russe d'Iochkar-Ola (environ 850 kilomètres à l'est de Moscou) fait revivre les Dieux mythiques ainsi que d'autres créatures mystiques des anciens contes et légendes. Aujourd'hui, il parle de sa passion liée à la mythologie pour Sputnik.

    La Princesse cygne
    La Princesse cygne

    «J'ai commencé à faire cela il y a environ sept ans. Ce sujet m'attirait depuis mon enfance. (…) Il est très cher à mon cœur et de plus, très peu connu. Malheureusement, nous connaissons peu de choses sur la vie et les traditions de nos ancêtres. Par ce que je fais, je veux attirer l'attention, surtout des jeunes, pour qu'ils s'intéressent à leur histoire et à la mythologie», a-t-il expliqué à Sputnik.

    Ses dessins sont réalisés dans une technique bien particulière où se marient des ombres et des lumières pour donner à l'image un aspect plus réaliste. De plus, pour plonger le spectateur dans l'histoire que démontre chaque illustration, Igor a recours à des logiciels spécialisés. Toutefois, il lui serait difficile de dire combien de temps il passe pour achever chaque image.

     Baba Yaga (Fée Carabosse)
    Baba Yaga (Fée Carabosse)

    «C'est très variable. Cela prend généralement un mois ou deux. Cela dépend de l'humeur. Je ne suis pas limité dans le temps. Je dessine le soir après mon travail. Dans ces moment-là, j'écoute de la musique pour que rien ne vienne me déranger. Pour moi, l'objectif est avant tout de transférer à mon dessin les frissons que je ressens quand j'écoute la musique que j'aime», a-t-il avoué.

    Malgré la qualité de ses œuvres, Igor ne se considère pas comme un professionnel. Par ailleurs, il ne cherche pas à devenir célèbre ou à gagner de l'argent. Pour lui, il est avant tout question de nécessité et de plaisir de créer.

    «À vrai dire, je dessine plus pour moi sans faire de projets dans ce domaine. Je ne suis pas un artiste professionnel. C'est plutôt mon hobby. Je ne savais pas comment les gens allait prendre ce que je fais mais je suis ravi que cela plaise. Faire une exposition ne fait pas partie de mes projets car je ne veux pas attirer attention sur ma personne. Ce qui est le plus important pour moi, c'est de faire ce que j'aime. Quand je dessine j'ai l'impression de plonger dans l'image, c'est vraiment fantastique», a-t-il confié.

    Svarog (Forgéron céleste)
    Svarog (Forgéron céleste)

    Néanmoins, malgré sa modestie, Igor a déjà de nombreux fans. Certains vont jusqu'à lui demander de se lancer dans le tatouage mais l'illustrateur répond toujours pas la négative.

    «J'ai été obligé d'afficher sur mon profil un message disant je ne fais pas de tatouages sinon les gens le demandent non-stop mais je ne le fais pas par principe», a-t-il conclu.

    Né en 1975, Igor a étudié le dessin industriel à l'Université d'État de Togliatti. Il a ensuite travaillé pendant quelques années à Moscou en tant que designer avant de revenir dans sa ville natale où il travaille actuellement dans le design d'intérieur.

    Tags:
    mythes, peinture, artistes, art, Russie
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