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    Lola Astanova

    Le physique et la musique de cette pianiste russo-américaine font tourner les têtes

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    À 26 ans, Lola Astanova a déjà donné un concert au Carnegie Hall. Installée aux États-Unis, cette pianiste née en Ouzbékistan s’affranchit des codes vestimentaires des concerts de musique classique pour sortir robes somptueuses et talons hauts. Mais derrière l’apparence, il y a le talent. Sputnik a eu l’occasion de s’entretenir avec la musicienne.

    Il existe effectivement des codes vestimentaires en musique classique, bien qu'ils ne soient pas écrits noir sur blanc, ils sont tout simplement ancrés dans les mentalités. Ainsi, la musique classique s'est transformée en une sorte de «musée», a déclaré à Sputnik Lola Astanova qu'on critique souvent non pour sa technique, mais pour ses tenues.

     

     

    «Je ne m'assigne pas du tout pour objectif de "casser les codes". Je fais tout simplement ce que j'aime faire à ma manière et je suis heureuse que bien des gens l'apprécient. Pour bien servir la musique, il faut se sentir en accord avec soi-même. Quoi qu'il en soit, un concert ce n'est pas simplement de la musique», a indiqué l'interlocutrice de l'agence.

     

     

    Et d'expliquer qu'il y avait dans la salle ceux qui étaient là pour écouter l'œuvre et ceux qui étaient là pour apprécier la performance dans son ensemble.

    «En choisissant mes robes, je pense avant tout au répertoire, à la salle de concert et au public. Je tiens à ce que ma tenue vestimentaire ait de l'éclat […], car cela fait partie de ma performance», a poursuivi la musicienne.

    Selon elle, pour les gens qui viennent au concert, c'est un événement attendu qui leur a coûté pas mal d'argent, et ils ne veulent sans doute pas voir quelqu'un peu soigné et en vêtements fripés.

    «Quand l'artiste se produit sur scène, plusieurs éléments entrent en jeu, et chacun des spectateurs se concentre sur ce qui l'intéresse le plus. Les uns écoutent la musique, d'autres détaillent plutôt la tenue ou même le corps de la pianiste. […] Mon corps est une partie de moi-même, et si quelqu'un parmi le public ne s'intéresse qu'à cela, cela m'est égal», a expliqué la musicienne.

    Elle n'admet toutefois pas que son succès professionnel ne soit dû qu'à son physique.

    «La majorité écrasante des commentaires [sur les réseaux sociaux, ndlr] et des lettres que je reçois ne portent que sur ma musique et elle seule», a souligné Lola Astanova.

    Dans un entretien accordé à Sputnik, elle a également parlé de ses projets pour l'année prochaine qui promet d'être passionnante et riche.

     

     

    «Tout d'abord, le documentaire intitulé "Voyage au Théâtre du silence", sur mon unique concert avec Andrea Bocelli, verra le jour. Ensuite, je prépare avec Stjepan Hauser, du groupe 2CELLOS, des enregistrements et un programme de concert en duo qui casseront sans doute encore plusieurs codes en musique classique. Et enfin, mes propres compositions verront finalement le jour pour toucher, comme je l'espère, bien de nouveaux cœurs», a conclu l'interlocutrice de Sputnik.

     

    En musique classique, l'artiste sert évidemment la musique, mais doit-il s'effacer pour la musique? Cette question se pose de plus en plus souvent de nos jours. Comment un artiste classique doit-il s'habiller? On sait que pour se faire accepter dans le monde ultra sélectif de la musique classique, les artistes doivent redoubler d'inventivité, de génie et d'audace. Pour se faire accepter auprès du grand public, ils doivent redoubler de charisme, de répartie et de décontraction. Et cela passe souvent par le physique.

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    Tags:
    public, piano, musiciens, physique, concert, musique, musée, Carnegie Hall de New York, Sputnik, Stjepan Hauser, Lola Astanova, Andrea Bocelli, Ouzbékistan, États-Unis, Russie
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