Ecoutez Radio Sputnik
    Andreï Zviaguintsev, image d'illustration

    «Faute d’amour» et d’autres nouveaux films russes à découvrir absolument

    © REUTERS / Mike Blake
    Culture
    URL courte
    2140

    Le 2 mars, «Faute d’amour» d’Andreï Zviaguintsev a remporté le César du meilleur film étranger, devenant le premier film russe à remporter cette prestigieuse récompense. Dans la foulée de cette distinction et de la cérémonie des Oscars, Sputnik présente la liste de récentes œuvres cinématographiques russes méritant votre attention.

    César du meilleur film étranger et Ours d'argent de la meilleure contribution artistique, ces deux dernières semaines ont été fructueuses en récompenses pour les œuvres cinématographiques russes, même si «Faute d’amour» d’Andreï Zviaguintsev, en lice pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, n’a pas remporté la prestigieuse statuette.

    Ces deux distinctions reflètent bien la situation actuelle dans l’industrie cinématographique nationale. Au cours de ces dernières années, les réalisateurs russes ont produit une série d’œuvres de qualité qui ont connu un succès aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, se voyant nommés lors de prestigieux festivals. Sputnik vous propose d’en découvrir une liste qui est loin d’être exhaustive.

    «Faute d’amour» (2017)

    Une fois de plus, le réalisateur russe Andreï Zviaguintsev a su surprendre le public. Sa dernière œuvre, le drame «Faute d’amour», présentée au 70e Festival de Cannes, a obtenu le Prix du Jury. Une série de nominations et de succès aussi bien en Russie qu’à l’internationale n’ont pas tardé à suivre. Outre, le César du meilleur film étranger, ce film a décroché toute une série de récompenses, dont le Grand Prix du Festival du film de Londres et du Festival du film de Munich.

    En parlant de son film avant sa première, le réalisateur a avoué aux médias russes que «Faute d’amour» a été inspirée par «Les Scènes de la vie conjugale» d’Ingmar Bergman.

    Ce film de 127 minutes met en scène la vie d’un couple se préparant à divorcer. Les personnages principaux, Genia et Boris, sont encore mariés, mais leur relation est déjà de l’histoire ancienne. Chacun regarde vers l’avenir. Tout semble s’arranger aux mieux pour les deux. Lui est en couple avec une jeune femme qui porte son bébé. Elle est amoureuse d’un homme riche. L’animosité mutuelle qu’ils se portent et la nouvelle passion qu’ils vivent propulsent au second plan leur fils unique Aliocha, 12 ans. Aucun des parents ne semble avoir besoin de lui. Un jour, ce dernier disparaît. Bien que l’action se passe à Moscou en 2012, sa problématique est universelle. N’est-ce la raison de son succès?

    Arythmie (2017)

    Prix de la Presse au Festival de cinéma européen des Arcs 2017. Prix du meilleur film et Prix du public au 25e Festival du cinéma russe à Honfleur. L’ensemble de la critique russe dit de ce film: Un bon film sur de bonnes personnes. Cette épithète revient régulièrement pour qualifier aussi bien le scénario, le jeu des acteurs, la photographie,…

    L’action du film se déroule autour du personnage d’Oleg, médecin urgentiste de talent qui passe sa vie dans une ambulance, venant à l’aide des patients. Chacun de ses succès rend le monde meilleur. Sa vie privée, sa carrière et sa famille, semblent pouvoir attendre. Mais un jour, l’épouse d’Oleg décide de demander le divorce, son nouveau chef lui crée des ennuis au travail. Celui qui cherche à sauver la vie d’autrui, saura-t-il sauver la sienne?

    Ce film a été reconnu meilleur film de l’année 2017, selon KinoPoisk (site web russe sur le cinéma, dont 40 % du capital est détenu par AlloCiné).

    Paradis (2016)

    C’est à l’automne 2016 que le film d’Andreï Kontchalovski a entamé sa marche victorieuse en remportant le Lion d’argent pour la meilleure réalisation à la Mostra de Venise (le deuxième de Kontchalovski). Depuis, il a décroché une série de récompenses, dont la prestigieuse Founder’s Award au 52e Festival international du film de Chicago et le Prix de la Paix du film allemand au festival de Munich. Présélectionné également pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère 2017, il n’est finalement pas retenu dans la sélection finale.

    La trame de ce film russo-allemand, dont l’action se déroule pendant les années de la Seconde Guerre mondiale, se tisse autour des destins de trois personnages: l’émigrée aristocrate russe et résistante Olga (interprétée par l’épouse du réalisateur, Ioulia Vysotskaya), le collabo Jules et l’officier SS Helmut.

    Arrêtée pour avoir caché des enfants juifs, Olga rencontre en prison le collabo français Jules. Attirée par l’aristocrate, ce dernier semble pouvoir aider cette femme à éviter le pire en échange d’une relation intime. Mais le rêve de libération se dissipe la veille du jour J, Jules est éliminé par les membres de la Résistance et Olga se retrouve dans un camp de la mort. Là-bas elle rencontre Helmut, Allemand qui était fou amoureux d’elle par le passé…

    Saliout 7 (2017)

    Lauréat du Grand Prix du jury des Utopiales en 2017, ce film nous transporte en 1985. La station orbitale soviétique Saliout 7, inoccupée en orbite depuis six mois, cesse subitement de répondre aux signaux du Centre de contrôle des vols spatiaux (TsOuP). Les autorités soviétiques sont préoccupées par la chute de la station non seulement cette dernière pouvant provoquer des morts, mais aussi et surtout discréditer le pays des Soviets, en pleine «guerre froide» avec les États-Unis. Il est donc décidé de dépêcher une mission de sauvetage à bord de cette station «morte». Non seulement, ils doivent arrimer leur appareil à cette station sans vie, mais aussi réparer cette dernière.

    Les cosmonautes réalisent que les chances de retourner sur Terre sont minces, mais n’ont pas d’autre choix. Le film est autant plus impressionnant que contrairement au film Gravitation d’Alfonso Cuarón, il est basé sur des faits réels. Cet exploit a été réalisé par Vladimir Djanibekov et Viktor Savinykh.

    Lire aussi:

    «Arythmie», ce film russe qui répare les vivants et dissèque les âmes
    Festival de Cannes: le nouveau Zviaguintsev et tout ce qu'il ne faudra pas rater
    «La forme de l'eau» oscarisé, réminiscence d’un film soviétique?
    Tags:
    récompense, Oscar, festival, cinéma, Festival de Cannes 2017, Andreï Zviaguintsev, Andreï Kontchalovski, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik