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    Relief à Persépolis

    Les USA devront restituer à l’Iran un bas-relief vieux de 2.500 ans

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    Un juge américain a ordonné la restitution d’une antiquité perse de l'époque achéménide (550 à 330 avant notre ère) à l’Iran, d’où cet artéfact avait été volé il y a environ 80 ans. Sputnik a interrogé des spécialistes iraniens sur les chances du retour dans le pays de ce bas-relief représentant des soldats perses dans le contexte des sanctions.

    L'Iran a toutes les chances de se faire restituer cet artéfact, toutes les formalités requises ayant été remplies, a déclaré à Sputnik Ibrahim Shaghaghi, directeur adjoint aux questions juridiques de l'Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme.

    «Les chances de retour de l'artéfact sont évaluées à 100%. […] Nous avons mené une correspondance appropriée avec l'université de Chicago qui a exprimé un avis positif sur cette question. À part cela, nous avons reçu l'autorisation nécessaire», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    À la question de savoir si ce bas-relief pourrait être confisqué à titre de bien de la République islamique d'Iran, le responsable a répondu par la négative.

    «Non, la Cour suprême de l'État de New York a définitivement statué en amont qu'une œuvre d'art ne pouvait pas être saisie», a-t-il martelé.

    Une autre interlocutrice de Sputnik, Maryam Jalalvand, spécialiste du droit international de l'université Payame Noor de Téhéran, a relevé pour sa part que la confiscation dudit bas-relief serait parfaitement illégale et se trouverait en contradiction flagrante tant avec les conventions internationales qu'avec les normes juridiques en vigueur aux États-Unis.

    Palmyre
    © Sputnik . Михаил Воскресенский

    La presse américaine annonce toutefois que ce bas-relief sculpté dans du calcaire sera bientôt sur la voie du retour vers l'Iran. D'une valeur estimée à 1,2 million de dollars, cet objet antique a été saisi par les enquêteurs du District Attorney Office à Manhattan (le bureau du procureur de l'État pour le district de Manhattan) dans une ancienne armurerie à Park Avenue, depuis transformée en site culturel et où le bas-relief devait être vendu lors d'un salon d'art.

    D'après les enquêteurs, le bas-relief avait été volé à Persépolis en 1936 et était réapparu au Musée des beaux-arts de Montréal, auquel il avait été légué.

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    artefact, normes du droit, droit international, convention, patrimoine culturel, restitution, bas-reliefs, Cour suprême de l'État de New York, université Payame Noor de Téhéran, Université de Chicago, Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme (ICHHTO), Maryam Jalalvand, Ibrahim Shaghaghi, Téhéran, Chicago, New York, États-Unis, Iran
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