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    La Moscovite

    Sois belle et mets ça: сes foulards à la russe qui perpétuent les traditions

    © Photo. Viatcheslav Lagoutkine
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    Anastassia Verbitskaïa
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    Une ancienne ethnologue russe s’inspire de son amour des traditions artistiques paysannes pour créer des foulards en soie, et s’assigne pour mission de populariser les motifs russes à travers le monde.

    Etre belle tout en perpétuant les traditions folkloriques de son pays? C'est tout à fait possible, estime Ariadna Tcherkassova, directrice de la nouvelle marque russe de foulards en soie La Moscovite.

    «Sauvegarder la beauté originale des peintures traditionnelles russes et la montrer au monde, sur de la soie». Telle est la mission que s'est assignée la jeune femme, historienne et ethnologue de formation, lorsqu'elle a décidé de lancer sa propre marque.

    Dès son plus jeune âge, Ariadna s'est passionnée pour le Nord russe, connue pour son architecture en bois et ses peintures sur bois, qui décoraient les ustensiles utilisés par les paysans, allant de la vaisselle aux râteaux. Mais c'était surtout la quenouille, un support servant au filage de la laine, du chanvre ou du lin, qui était décoré le plus, devenant l'un des symboles de la vie paysanne. Il s'agit d'un analogue du rouet mais sans roue. La femme s'asseyait sur cet outil et y plaçait sa laine avant de filer en utilisant un fuseau.

    Après le travail, on accrochait la quenouille au mur pour décorer aussi la pièce, raconte Ariadna. Le père en offrait à sa fille et le fiancé à sa bien-aimée.

     

    Ce sont les riches peintures de quenouilles qui ont inspiré les artistes de la marque La Moscovite, laquelle confectionne des foulards en soie consacrés à la culture russe en essayant de les inscrire dans la mode.

    Les designers rendent ainsi accessibles au monde entier les traditions qui pourraient tomber dans l'oubli, perdues dans des villages éloignés du Grand Nord russe ou dans de petits musées locaux.

    «Le premier foulard de la collection a été consacré à la peinture née sur les rives de la rivière Mezen. Elle n'a que deux couleurs, le noir et le rouge. Les chevaux et les cerfs qui courent, les canards et les cygnes volants, des ornements géométriques: chaque détail a un sens symbolique profond», raconte Mme Tcherkassova.

     

    D'autres foulards présentent des sujets populaires de villages situés sur les bords du fleuve Dvina septentrional. Ce sont deux oiseaux légendaires qui symbolisent l'amour réciproque et la tendresse, mais aussi des scènes de fêtes populaires et un oiseau de merveille sur une fleur de paradis.

    La Maison La Moscovite comprend aussi des peintures folkloriques de la Russie centrale avec des scènes de la vie citadine et les décors en bleu et blanc du village de Gjel, connu pour ses céramiques.

    Ariadna espère ainsi pérenniser les traditions populaires en les intégrant dans la vie contemporaine par le biais d'accessoires que toute belle femme serait heureuse de porter au quotidien.

     

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    Tags:
    soie, peinture, culture, traditions, mode, Russie
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