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    Festival de Cannes 2019

    Le Festival de Cannes ou le Septième art face au monde moderne

    © Sputnik . Oxana Bobrovitch
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    Le 72 Festival International du film de Cannes ouvre ses portes. Le monde change et le cinéma change avec lui. À Cannes, saura-t-on résister aux nouveaux appels du business et rester fidèle à son rôle de pépinière de talents? Cette année, Sputnik France est partenaire média du Pavillon russe du Festival. Cherchons ensemble la réponse…

    «Le théâtre va disparaître,» disait-on en s'émerveillant devant l'invention des frères Lumière. «Ça va enterrer le cinéma», annonçaient les prophètes de foire devant les petits écrans de télévision. Rien n'y fait, le cinéma résiste, des millions de spectateurs se retrouvent dans la communion des salles obscures, attendent l'extinction des feux et se laissent capter par la magie d'ombres et de lumières sur l'écran blanc.

    Les cinéphiles ne sont pas prêts à abandonner! Ce qui fait le bonheur des festivals.

    Le 72 Festival International du film de Cannes s'ouvre aujourd'hui et reste un îlot de résistance face au «cinéma portable» sur nos gadgets électroniques. L'arrivée de nouvelles modes de distribution, la force du rouleau compresseur Netflix, la banalisation de l'utilisation de téléphones et tablettes pour visionner des films, rien ne prend le dessus sur l'auréole du Vrai-Septième-Art à Cannes.

    Et même si la montée des marches reste un moment bling-bling et glamour, même si la foule des fans attendent pendant des heures, leur petit escabeau a la main, pour ovationner leurs stars adorées l'espace de 10 secondes, une fois dans la salle, ces mêmes amateurs de cinéma se taisent et se laissent envahir par le monde onirique du cinéma.

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    «Quand passent les cigognes», l'unique lauréat russe (soviétique) de la Palme d'or, reste un point de repère du cinéma russe à Cannes, bien que les Grands Prix soient nombreux —attribués au fil du temps à Andrei Tarkovski, Andrei Kontchalovski, Nikita Mikhalkov, Andrei Zviaguintsev et bien d'autres.

    Cette année, une fois de plus, l'agence fédérale russe pour le soutien du film, ROSKINO, a fait venir à Cannes un panel représentatif de producteurs et réalisateurs de Russie. Et si certains réalisateurs, comme Kantemir Balagov, qui concourt dans la sélection «Un certain regard» avec «La grande fille», sont déjà connus du public français, on trouvera au «Pavillon russe» de nouveaux noms d'hommes et femmes, jeunes (et pas trop), qui peuplent la Planète Cinéma russe.

    Cette année, aussi, une nouveauté: Sputnik France est partenaire média du Pavillon russe du Festival de Cannes. Ce qui veut dire que toute l'actualité «russe» vous sera servie en première main.

    «Je suis Française, je suis femme, et mes films n'ont ni gagné ni fait gagner d'argent, a déclaré Agnès Varda dans son discours, recevant la Palme d'Or d'honneur en 2015. Mais j'essaye de changer la relation des hommes à l'art. Il doit raisonner en vous.» Et ces propos vont raisonner dans les cœurs de tous les amateurs de cinéma tout au long du Festival de Cannes 2019, à chaque fois que leur regard se posera sur l'affiche officielle qui rend honneur à la cinéaste qui, face aux problèmes d'argent et aux nouveaux appels du monde moderne, «a résisté par un cinéma novateur et libre».

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    cinéma, festival, Cannes, France
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