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Des chercheurs ont retracé la postérité de Léonard de Vinci sur plus de 600 ans, pour retrouver ses descendants directs. Ce qui pourrait aider à vérifier l’authenticité de certaines œuvres du maître.

Alors que la vente de ses œuvres présumées n’en finit pas de défrayer la chronique, Léonard de Vinci vient de se trouver de nouveaux descendants grâce à la science, rapporte l’agence de presse italienne ANSA.

Des chercheurs italiens ont en effet pu dresser l’arbre généalogique du maître italien, de 1331 jusqu’à nos jours. Courant sur 21 générations et 690 ans, celui-ci a permis la découverte de 13 nouveaux descendants en ligne masculine directe. Ils sont liés au père de l’artiste et à son demi-frère, l’auteur de la Joconde n’ayant lui-même jamais eu d’enfant.

Au-delà de l’aspect généalogique, ces recherches permettent également de mieux cerner le «profil génétique» du génie de la Renaissance, comme l’explique à ANSA Alessandro Vezzosi directeur du Museo Ideale Leonardo da Vinci.

«En 2016, nous avions déjà identifié 35 descendants vivants de Léonard, mais ils étaient pour la plupart indirects, principalement le long de la lignée féminine. Le cas le plus connu est celui du réalisateur Franco Zeffirelli. Mais ces personnes n'ont pas pu donner d’informations concernant l'ADN de Léonard de Vinci et, surtout, sur le chromosome Y, qui se transmet par la lignée mâle et reste pratiquement inchangé depuis 25 générations», déclare-t-il ainsi.

L’âge des descendants retrouvés va d’un à 85 ans. La plupart vivent encore en Toscane, non loin du village de Vinci qui a vu naître le peintre italien en 1452.

Authenticité douteuse

Ce travail génétique pourrait aussi potentiellement aider à vérifier l’authenticité de certains matériaux et œuvres manipulés par Léonard de Vinci, tissant des ponts entre la biologie et l’art.

Ces dernières années, plusieurs œuvres présumées du maître ont d’ailleurs éveillé des soupçons de faux. La plus célèbre est le Salvatore Mundi, toile la plus chère au monde, vendue 450 millions d’euros au prince Mohammed ben Salmane en 2017. Les controverses sur son authenticité ont éclaboussé jusqu’au musée du Louvre, qui aurait subi des pressions de la part du prince saoudien en vue d’une exposition «Léonard de Vinci» à Paris. Après expertise, le musée avait finalement refusé d’accueillir l’œuvre sous le seul nom de De Vinci.

En 2015, le portrait La Belle Princesse, authentifié par plusieurs experts comme étant de la main du maître italien, avait aussi fait parler de lui. Le célèbre faussaire britannique Shaun Greenhalgh avait en effet affirmé dans un livre être le véritable auteur de ce dessin à l’encre et à la craie. La jeune femme représentée ne serait pas Bianca Sforza, fille du duc de Milan, mais… une caissière de supermarché à en croire l’escroc!

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Tags:
Léonard de Vinci, généalogie, génétique, art, ADN, Renaissance (XVe-XVIe siècles)
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