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    Bouclier antimissile : le début et la fin de l'histoire ?

    Bouclier antimissile : le début et la fin de l'histoire ?

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    Les présidents russe et américain sont d'accord : le dialogue sur le bouclier antimissile peut se poursuivre, a déclaré Dmitri Medvedev à l'issue de son entretien avec Barack Obama en marge du sommet sur la sécurité nucléaire qui a ouvert ses travaux le 26 mars à Séoul. Entre-temps, les débats ne se calment pas autour de la réunion du Conseil Russie-OTAN prévue pour le mois de mai.

    La conférence internationale « Sécurité dans l'espace euro-atlantique : mythe ou réalité » s'est déroulée à la fin de la semaine dernière à Moscou. En inaugurant la conférence, le président Medvedev a dit : « La sécurité dans l'espace euro-atlantique est pour le moment un mythe mais qui doit devenir une réalité ».

    La semaine dernière également la Russie a confirmé l'absence de préparatifs pour une réunion du Conseil Russie-OTAN programmée dans le cadre du sommet de l'Alliance atlantique à Chicago. La décision prise par Moscou est approuvée par un nombre d'experts y compris occidentaux. Le secrétaire général de l'ONU Anders Fogh Rasmussen avait, d'ailleurs, remarqué que Chicago ne deviendrait pas « la fin de l'histoire ». En ce qui concerne « l'histoire » du bouclier antimissile en Europe, Chicago n'en deviendra pas la fin mais risque peut-être de déboucher sur une autre étape de la confrontation dont l'esprit se rapproche de plus en plus de celui de la guerre froide. L'opinion de Dmitri Danilov de l'Institut de l'Europe :

    « La situation reste pour beaucoup en sommeil. Mais il faut penser à ce que tout n'est pas encore perdu – ce que fait, d'ailleurs, la Russie. Il ne serait pas bien de claquer la porte. Ce qui se passera à Chicago peut signer le début de la détérioration des relations mais aussi peut être le début du temps de réflexion. Tout n'est pas perdu et il reste des opportunités à saisir, même s'il y en a pas beaucoup – c'est sur cela que nous pouvons compter dans nos relations avec les Etats-Unis et l'OTAN ».

    Les parties restent, cependant intransigeantes, sur leurs positions, a souligné le président Medvedev. Cela veut dire que Moscou ne se contentera pas de négociations pour négociations. Peut-être, le temps des mythes est effectivement révolu. La seule question est quelle sera la réalité.

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