Ecoutez Radio Sputnik
    Le MiG-21 – un avion éternel

    Le MiG-21 – un avion éternel

    © Flickr.com/AereiMilitari.org/cc-by-nc
    Défense
    URL courte
    291
    S'abonner

    A en juger par les photos publiées récemment sur Internet, la Chine a fabriqué les premiers chasseurs J-7BGI pour le Bangladesh. Les appareils ont été livrés en vertu d’un contrat signé par les deux pays en 2010. Le J-7BGI est la version la plus récente de l’avion soviétique MiG-21, un des symboles de la Guerre froide.

    La réalisation de la commande pour le Bangladesh est la preuve que le chasseur, dont la fabrication en série a commencé dans les usines soviétiques en 1959, restera longtemps sur le marché mondial des armements. Aucun avion militaire ne peut pas se vanter d’une telle longévité. Et il est probable que ce record ne sera jamais battu.

    L’Union soviétique a commencé le transfert de la documentation sur le chasseur MiG-21 F-13 à la RPC avant le refroidissement des relations sino-russes dans les années 1960. En 1962, au moment, où les deux pays ont rompu tous les liens de coopération, l’usine d’aéronautique de Shenyang a réussi à obtenir plusieurs modèles du chasseur, une documentation incomplète et plusieurs kits d’assemblage de l'avion.

    La fabrication de l’appareil dans ces conditions politiques exigeait des efforts considérables de la part des constructeurs chinois. Les premières versions du J-7, sensiblement différentes de l’original soviétique, étaient inférieures au MiG-21 par un certain nombre de caractéristiques techniques. Le J-7 chinois a réalisé son premier vol en 1966, mais ensuite, les travaux d’élaboration du chasseur se sont sensiblement ralentis à cause de la Révolution culturelle.

    La production en série du chasseur J-7 n’a été mise au point qu’au début des années 1980. A cette époque, la Chine a pu accéder aux technologies occidentales, ce qui lui a permis d’améliorer le concept de l’appareil et de commencer son exportation à l’étranger. Les composantes étrangères sur les modèles J-7 destinés à l’exportation ont été ensuite utilisées dans l’industrie chinoise et étaient installées sur les chasseurs des Forces aériennes chinoises.

    Dans la seconde moitié des années 2000, les chasseurs J-7 ont été progressivement éliminés de l’armée de l’Air chinoise, laissant la place aux modèles plus modernes de quatrième génération : le J-10 et le J-11. Avec l’aide de la Russie, le chasseur FC-1, plus moderne, a été construit en Chine. Cependant le MiG-21 chinois dans ses différentes versions reste toujours l’avion de combat le plus répandu au sein des Force aériennes de l’Armée populaire de libération (APL). Selon le manuel de référence Military Balance, on en compte environ 600 dans l’armée de l’air chinoise. Cependant, il continue d'être exporté. Ces dernières années, la RPC a passé des contrats avec le Nigeria, la Tanzanie et le Bangladesh sur l’exportation de ces chasseurs.

    Le J-7 semble être un choix raisonnable pour la Force aérienne des pays en développement. Grâce aux remises accordées par la Chine, le Bangladesh n’a payé que 5,85 millions de dollars par avion J-7. C'est deux à trois fois moins cher que le prix d’un avion d'entraînement, et sensiblement moins cher qu’un avion de combat occidental ou russe moderne.

    Le développement de cet avion de combat, qui, compte tenu des versions, est produit en série sans interruption depuis 50 ans, est incontestablement un succès de l'industrie aéronautique soviétique. Et étant donné que les modèles du chasseur sont toujours exportés et que les constructeurs chinois continuent de créer de nouvelles versions sur sa base (notamment l’avion d'entraînement JL-9), l'histoire du MiG-21 est loin d'être terminée. T

    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik