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    Kiev versus Donbass: c’est au TPI de trancher

    Kiev versus Donbass: c’est au TPI de trancher

    © Photo: RIA Novosti/Taras Litvinenko
    Défense
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    Les autorités de Kiev ont fait donner contre les miliciens du Donbass des bombes à phosphore et des lance-roquettes multiples. Cela suffit amplement à Porochenko et consorts pour se retrouver sur le banc des accusés à la Haye mais l’Europe garde pour le moment le silence.

    L’emploi par Kiev contre les habitants et les miliciens du Donbass des bombes à phosphore et des lance-roquettes multiples que l’ONU classe dans la catégorie des armes d’extermination massive, est largement étayé par des témoignages oculaires et de nombreux enregistrements vidéo. On se demande justement pourquoi les autorités de Kiev ont eu recours aux munitions qui les rendent coupables des crimes de guerre. Bogdan Bezpalko, directeur adjoint du Centre d’études ukrainiennes et biélorusses de l’Université de Moscou, estime que cet épisode et d’autres encore relèvent des tentatives des dirigeants ukrainiens de provoquer une intervention armée de la part de la Russie :

    « L’usage des bombes à phosphore, de l’artillerie lourde, des lance-roquettes multiples « Grad » et des mortiers « Tulipe » contre sa propre population, sont autant de tentatives de provoquer la Russie à intervenir militairement en Ukraine. Dans ce contexte, tant le flot de réfugiés et la cruauté disproportionnée envers la population du Donbass, visent à provoquer une réaction forte de la part de la Russie. Et puisque l’objectif n’a pas été atteint, on a vu des blindés et des avions ukrainiens faire irruption en Russie. Plus encore, selon certains témoignages, une localité russe a essuyé des tirs des blindés ukrainiens. »

    Contraindre la Russie à user de la force contre l’armée ukrainienne est l’objectif prioritaire que se donne actuellement l’Occident et les États-Unis plus particulièrement, estiment les experts. Mais les États-Unis sont en train de subir un fiasco. La stratégie politique et militaire de Moscou caractérisée par la réserve et la prudence, a brouillé les cartes des technologues politiques américains en Ukraine, affirme Bogdan Bezpalko :

    « Même si Kiev agit sous couvert de ses partenaires occidentaux au point qu’ils ont prodigieusement réussi à bloquer à l’ONU la résolution condamnant l’attaque contre l’ambassade russe à Kiev, cette situation ne peut pas durer longtemps. Moscou a choisi la bonne tactique de collecte de données sur les crimes de guerre commis par la junte de Kiev et de guerre de l’information. Le jour où toute cette information sera disponible à la communauté internationale, elle appuiera la position de la Russie et non pas celle de la direction ukrainienne. »

    Les experts estiment que les autorités de Kiev n’ont pas encore tout vu. Compte tenu de leur rôle peu enviable de fantoches, ils finiront par être abandonnés par leurs manipulateurs et seront traduits devant un nouveau tribunal international.

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