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    L’armée US refuse la mule robotique

    L’armée US refuse la mule robotique

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    L’armée américaine ne veut pas continuer à développer le projet de "mule robotique", conçu pour transporter des charges sur le terrain. Des désavantages rendent ce matériel robotique inutilisable notamment le bruit excessif et le manque de durabilité, rapporte le site Military.com

    La mule robotique LS3 (pour Legged Squad Support System) est un robot à quatre pattes articulées conçu par l'agence pour les projets de recherche avancée de défense (Defense Advanced Research Projects Agency) et construit par Boston Dynamics, dont Google est propriétaire. Il est capable d'être piloté à la voix, d'escalader des pentes raides, de porter des charges jusqu'à 180 kg et d'avancer sur des terrains accidentés pour mener l'assaut aux côtés de soldats humains de manière autonome. Et toutes ces recherches pour éviter aux humains de s'exposer au danger.

    Une bonne idée, n'est-ce pas? Mais elle a été écrasée par la dure loi de la réalité.

    Au cours des mois d'expérimentation, y compris l'exercice militaire RIMPAC 2014, le prototype de LS3 a été l'objet d'essais sur le terrain par l'armée US en vue d'une éventuelle utilisation sur des théâtres d'opération dans un rôle de soutien logistique des troupes, notamment, lors des opérations de renseignement. Après tous ces tests, l'armée américaine a conclu que la mule robotique LS3 ne pouvait pas être utilisée en situations réelles. Quelle en est la raison?

    "Son moteur à essence est trop bruyant, et risquerait ainsi de faire repérer nos positions", a indiqué au site Military.com Kyle Olson, porte-parole du Corps des marines.

    Comme vous pouvez le remarquer la machine est trop bruyante. Avec un tel niveau de bruit les troupes ne pourront rien faire d'autre que tomber dans des embuscades. De plus, en raison de la complexité de sa construction ce sera difficile de la réparer sur le terrain.

    Donc, après neuf années de développement et 42 millions de dollars dépensés en total, l'armée américaine n'obtient rien? Pas vraiment. Google a déjà présenté un nouveau prototype qui s'appelle Spot. En septembre dernier, le premier entraînement en conditions réelles de cette machine a eu lieu. Sa taille est proche de celle d'un dogue allemand, pour un poids de 72 kg. Et surtout, il fonctionne grâce à des batteries électriques, et ses pattes sont actionnées par des mécanismes hydrauliques. Ce qui le rend plus silencieux et aussi beaucoup plus rapide que son prédécesseur. Et, par conséquent, utilisable lors des missions de reconnaissance. Par contre, il ne peut transporter qu'une charge de 18 kg maximum mais il n'y a pas de garanties que ce projet n'échouera pas lui aussi.

    Un autre projet contradictoire des Etats-Unis c'est l'avion F-35 Lightning II qui est développé depuis 1996 avec des investissements totaux de 396 milliards USD et le coût unitaire de 133 millions USD ce qui le rend l'un des projets militaires les plus chères. De plus, parmi les défauts du chasseur constatés lors des tests, il convient de citer les casques susceptibles de blesser le cou du pilote au moment de l'éjection. Pire, cette blessure peut s'avérer létale. Ce défaut et de nombreux autres encore ont amené le Pentagone à publier une brochure indiquant aux pilotes la manière de réagir aux critiques dirigées contre l'avion.

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