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    Soldats britanniques

    Des militaires britanniques «repoussent une attaque russe» à bord de chars T-72

    © AP Photo / Mindaugas Kulbis
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    En s’entraînant à «repousser une hypothétique attaque russe», les soldats britanniques utilisent des chars T-72, conçus en URSS au milieu des années 1980, et un uniforme pareil à celui des militaires russes.

    L'armée britannique a mené un exercice dans la plaine de Salisbury, au centre de l'Angleterre, en s'entraînant à repousser une « hypothétique agression russe », écrit dimanche le Mail on Sunday.

    Sur les photos exclusives de l'édition on peut voir quelques chars T-72 et T-55 et des soldats d'infanterie « ennemie » en treillis gris-bleu rappelant la tenue d'exercice des OMON (détachements spéciaux de la police russe) et en uniforme vert, pareil à celui des Spetsnaz (commandos d'élite russes). Par ailleurs, cet ennemi imaginaire était armé de fusils d'assaut Kalachnikov AK-74.

    Selon le scénario, les soldats britanniques « repoussent une attaque des militaires russes sur le territoire de l'Estonie ». Le Mail on Sunday a fait savoir en amont que Londres se proposait d'envoyer en Estonie plusieurs centaines de militaires britanniques au sein du contingent de l'Otan déployés dans les pays baltes.

    Comme l'a fait savoir au journal une source militaire au sein de l'armée britannique, l'exercice dans la plaine de Salisbury a reconstitué dans le détail, selon ses organisateurs, les conditions dans lesquelles des soldats britanniques pourraient se retrouver en cas de conflit réel.

    Vu les coupes drastiques dans le budget militaire du Royaume-Uni, le ministère de la Défense a fait appel à une agence de recrutements afin d'embaucher des civils pour jouer le rôle de l'ennemi hypothétique durant l'exercice. Quant au matériel de guerre, les T-72 de fabrication polonaise et d'autres blindés soviétiques, ils avaient été mis à la disposition de l'armée par un collectionneur privé et le musée britannique des blindés de Bovington.

    Le délégué permanent russe auprès de l'Alliance atlantique, Alexandre Grouchko, a indiqué auparavant que les activités de l'Otan à l'est de l'Europe, à proximité des frontières russes, aggravaient sérieusement la situation sécuritaire dans la région.

    Les médias occidentaux ne cessent de faire état d'une prétendue menace russe pour les pays baltes et la Pologne, alors que les experts du centre américain Atlantic Council affirment que la Russie pourrait envahir la Pologne en une seule journée et les pays baltes en 60 heures tout au plus. Moscou a plus d'une fois déclaré que la Russie n'attaquerait jamais un pays de l'Otan. Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, a même qualifié les conclusions des experts américains de « pseudo-analyse de fous ».

    Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a relevé pour sa part que l'Otan ne savait que trop que Moscou n'entendait pas attaquer qui que ce soit, mais évoque un ennemi imaginaire pour déployer le plus possible de matériels militaires et de troupes à proximité des frontières de la Russie.

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    Tags:
    attaque, conflit, ennemis, militaires, défense, exercices militaires, agression, T-55, T-72, AK-74, The Mail on Sunday, Atlantic Council, ministère russe des Affaires étrangères, OTAN, Alexandre Grouchko, Dmitri Peskov, Sergueï Lavrov, Salisbury, Angleterre, pays baltes, Royaume-Uni, Estonie, Pologne, Russie
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