Ecoutez Radio Sputnik
    Bunker

    Bunkers pour millionnaires vus de l’intérieur: où seront les riches en cas d’apocalypse?

    © Sputnik . Tatiana Firsova
    Défense
    URL courte
    Kirill Latypov
    25546

    Au milieu de menaces actuelles telles que les attaques terroristes, les tensions entre puissances nucléaires, les changements climatiques et autres cataclysmes, des super riches achètent des bunkers privés équipés non seulement de système de survie, mais aussi d’attributs d’hôtels et de palais luxueux, pour survivre à une possible apocalypse.

    Des riches habitués à l'exclusivité dans presque que tous les domaines, des yachts privés aux jets d'affaires, ne devraient pas changer leurs habitudes, même en cas d'apocalypse, grâce à des bunkers privés de luxe.

    Villes et hôtels souterrains

    Ceux qui cherchent des moyens pour survivre à la fin du monde dans des conditions confortables doivent s'intéresser aux bunkers de la société Vivos Group qui propose des dépôts de munitions de l'armée américaine entièrement refaits. Ils se trouvent dans le Dakota du Sud, aux États-Unis. Les ingénieurs du groupe proposent 575 bunkers capables d'accueillir près de 5.000 personnes.

    Le prix de ces appartements d'«apocalypse», pour 10 à 20 personnes chacun et permettant un séjour d'un an, varie de 25.000 à 200.000 dollars (20.000 à 162.000 euros).

    En dehors des logements privés, l'entreprise propose des espaces publiques tels qu'un théâtre, des jardins, une clinique, etc.

    Si le projet susmentionné est pratiquement une ville souterraine, il y a des variantes d'abris plus sélectifs. Le Vivos Europa One, réalisé par la même entreprise en Allemagne, figure parmi ces projets. Créé à partir d'un vieux bunker soviétique abandonné après la réunification de l'Allemagne, cet abri de luxe contient 34 résidences privées, chacune élaborée conformément aux désirs des propriétaires.

    ​Les millionnaires ne sont pas les seuls à pouvoir survivre. Le bunker serait un abri pour œuvres d'art, espèces animales et végétales et échantillons d'ADN.

    ​Ce bunker est capable de résister à une frappe nucléaire et un séisme, ainsi qu'à des attaques biologiques et chimiques. Une chance de survivre à l'apocalypse et vivre quelques années dans cet hôtel cinq étoiles coûte de 35.000 à deux millions d'euros.

    Abri dans des silos de missiles

    Le projet The Survival Condo réalisé au Kansas protègerait près de 70 personnes d'une attaque terroriste, pandémie, frappe nucléaire ou catastrophe naturelle. Le bunker proposé par la Rising S Company est construit dans d'anciens silos de missiles et est composé de 15 appartements qui coûtent de 1,5 million de dollars (1,2 M EUR) à 4,5 millions (3,6 M EUR) en fonction de leurs superficies.

    Ce complexe est équipé de fenêtres simulant le lever et le coucher du Soleil. Grâce à ce système, ses habitants auront le sentiment d'être à la surface.

    Palais multifonctionnel en plein milieu de l'Europe

    Les Européens, inquiets pour leur destin et leur confort pendant la fin du monde, n'ont pas besoin d'aller aux États-Unis pour se mettre à l'abri. Ils peuvent se cacher dans le bunker Oppidum réalisé par l'entrepreneur tchèque Jakub Zamrazil. Tout comme Vivos Europa One, c'est un bunker hérité de la guerre froide, dont la construction a été lancée en 1984, en Tchécoslovaquie, et s'est terminée en 1994, en République tchèque.

    Deux niveaux de ce luxueux abri sont occupés par sept appartements et l'espace public inclut un jardin, un cinéma, une piscine, une bibliothèque, etc. Ce bunker est capable d'assurer l'existence autonome de ses habitants pendant 10 ans.

    Lire aussi:

    Comment des millionnaires américains se préparent à une guerre nucléaire contre la Russie
    Des supporters visitent le bunker de Staline à Samara
    Un bunker militaire secret de l’époque soviétique retrouvé en Lettonie (vidéo)
    Tags:
    frappe nucléaire, attaque chimique, apocalypse, bunker, menaces, richesse, guerre, Dakota du Sud, Kansas, Tchécoslovaquie, République tchèque, Allemagne, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik