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    Un système antiaérien chinois HQ-9 (archive photo)

    Une percée ou une copie? Où est la différence entre le HQ-9 chinois et les S-300 russes?

    CC BY 3.0 / Wikipedia/Jian Kang / Chinese HQ-9 launcher
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    HQ-9, le principal système antiaérien chinois à longue portée, ressemble beaucoup au S-300 russe. S’agirait-il d’une copie ou bien du résultat d’une percée réalisée par les ingénieurs chinois? La revue The National Interest croit avoir une réponse.

    La Chine a mis en service son système de missiles sol-air HongQi 9 (HQ-9) après avoir acheté des systèmes russes de même classe S-300PMU ce qui peut indiquer que les deux matériels auraient des liens, affirme la revue The National Interest.

    En apparence, le HQ-9 a beaucoup en commun avec le S-300 russe: «des radars plats et un large missile qui est tiré à la verticale», mais la Chine assure que ses ingénieurs ont conçu le système sans rien copier. En plus, la Chine «n’a pas beaucoup bénéficié d’assistance soviétique dans le domaine des missiles antiaériens depuis la rupture sino-soviétique pendant les années 1950», rappelle la revue.

    À l’époque des tensions entre la Chine et l’URSS, le S-75 Desna (code Otan: SA-2 Guideline) était le système antiaérien chinois le plus puissant. La Chine était sur le point de créer des systèmes sol-air à petite et moyenne portée, comme le HQ-61 et HQ-6. Mais elle manquait de systèmes à longue portée comme les Patriot ou S-300PMU entrés en service respectivement aux États-Unis et en URSS pendant les années 1980.

    La Chine a dévoilé les premiers prototypes du HQ-9 à peu près à la même époque, mais les progrès étaient lents pendant les années 1990 avant que la Chine achète les S-300PMU1 en 1993, affirme le média.

    Selon The National Interest, qui se réfère à des sources russes, ces missiles auraient été soumis à «des méthodes de rétro-ingénierie avancées» ce qui aurait permis aux ingénieurs chinois d’améliorer le HQ-9 en utilisant des idées soviétiques. Pékin a toujours insisté sur le fait que ses missiles étaient de conception 100% nationale.

    Mais des sources occidentales «ont tendance à appuyer plutôt le point de vue de la Russie, indiquant que la famille des missiles HQ-9 est basée sur les S-300PMU russes», poursuit la revue.

    L’acquisition en 2004 de systèmes russes S-400PMU2 aurait créé de nouvelles possibilités de perfectionner le système antiaérien national, d’après le média qui rappelle que Pékin a récemment présenté le système modernisé HQ-9B dont la portée serait de 250 ou 300 km.

    La Chine se montre prête à exporter le HQ-9 à un prix inférieur à celui des S-300. Le Pakistan pourrait devenir le premier pays à importer ce système en réaction à l’achat par l’Inde des S-400 Triumph, d’après The National Interest.

    Mais la Russie continue d’exporter ses nouveaux missiles sol-air en Chine, malgré le risque de rapprocher la création de nouvelles versions du HQ-9. D’après The National Interest, cette sérénité de Moscou montrerait que les missiles chinois seraient moins performants que les S-400 ou S-300.

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    Tags:
    missiles sol-air, HQ-6, HQ-61, S-75 Desna, Patriot (missile), S-400, S-300, HQ-9, The National Interest, URSS, Russie, États-Unis, Chine
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