Défense
URL courte
222326
S'abonner

L’intelligence artificielle appliquée au domaine militaire serait synonyme de graves menaces, a déclaré l’ancien responsable de la Défense aux États-Unis. Selon lui, la mise en œuvre de cette nouvelle technologie serait particulièrement dangereuse pour le contrôle des armes nucléaires.

Les systèmes d’intelligence artificielle ne devraient pas être liés au contrôle de l’armement nucléaire, a affirmé l’ancien vice-ministre de la Défense états-unienne Robert Work au journal américain Breaking Defense.

Selon lui, dans certains cas l’intelligence artificielle pourrait juger des facteurs anodins comme potentiellement menaçants, ce qui présenterait une «perspective alarmante».

En outre, M.Work a ajouté que  l’utilisation de cette technologie à des fins militaires pourrait aboutir à des conséquences dramatiques, même sans la participation directe d’un logiciel intelligent à l’armement nucléaire. En particulier, cela concernerait l’analyse des données de renseignement et des systèmes d’alerte précoce.

«Imaginez-vous un système de prédiction doté d’intelligence artificielle au centre de commande chinois et qui, après l’analyse de données opérationnelles, dit que les États-Unis se préparent à attaquer la Chine et recommande un coup préventif», a dit M.Work.

Cependant, l’ancien responsable de la Défense a fait remarquer que l’intelligence artificielle pourrait être utile pour le domaine militaire à condition que son application soit limitée et ne concerne pas l’armement nucléaire puisque, dans ce dernier cas, un «scénario catastrophe» serait inévitable.

Lire aussi:

Rouée de coups et laissée nue en pleine nuit au bord de la route
Joe Biden commente la lettre laissée par Donald Trump dans le Bureau ovale
François Bayrou amené à se justifier sur une photo de lui sans masque dans un aéroport apparue sur les réseaux
Fiasco du vaccin français: «Nous assistons au dépérissement total de l’industrie française»
Tags:
nucléaire, États-Unis, intelligence artificielle
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook