Défense
URL courte
72415
S'abonner

Tout en soulignant que les États-Unis et la Turquie restaient des alliés malgré l’achat par Ankara de systèmes russes S-400, le ministre turc des Affaires étrangères a indiqué ce samedi que son pays était également prêt à acheter des systèmes américains Patriot.

S’exprimant samedi lors du forum de Doha 2019 qui se déroule les 14 et 15 décembre dans la capitale du Qatar, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a indiqué qu’Ankara avait proposé à Washington de lui acheter des systèmes de défense antimissile Patriot.

«La Turquie croît toujours que les États-Unis sont ses alliés et nous restons toujours leurs alliés. Personne ne peut annuler le contrat avec la Russie sur l’achat de S-400. C’est un fait accompli. La Russie a fait la meilleure offre et nous l’avons acceptée. Maintenant, nous sommes prêts à acheter le système américain Patriot, nous attendons leur réponse», a-t-il déclaré.

«Le pire des scénarios», selon Ankara

Mercredi 11 décembre, Mevlut Cavusoglu a évoqué «le pire des scénarios» et averti Washington qu’Ankara pourrait fermer la base aérienne turque d'Incirlik utilisée par l'US Air Force, si les États-Unis imposaient des sanctions contre la Turquie en raison de l'achat de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes par le pays.

Selon Recep Tayyip Erdogan, les systèmes S-400, déjà fournis à la Turquie, seront pleinement opérationnels en avril 2020. Fin août, les États-Unis ont officiellement retiré leur offre de vendre à la Turquie des systèmes de défense antimissile Patriot suite à l’achat par Ankara de systèmes antiaériens russes.

Lire aussi:

Alerte à la bombe: l’Arc de triomphe évacué - images
Couvre-feu à 21h: le bois de Boulogne, un no man’s land – vidéo
Venue vider le logement de son père défunt, elle fait une découverte explosive
Ces pays voisins de la France où des émeutes éclatent contre le durcissement des mesures - images
Tags:
Turquie, Russie, Mevlut Cavusoglu, Patriot (missile), S-400
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook