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Les États-Unis ont procédé au retrait des systèmes de défense antimissile Patriot ainsi que leurs militaires d’Arabie saoudite où ils ont été déployés après les attaques de drones des Houthis contre des installations pétrolières du royaume en septembre 2019, indique le Wall Street Journal.

Se référant à des responsables américains dont les noms n'ont pas été divulgués, le Wall Street Journal écrit ce jeudi 7 mai que les États-Unis ont commencé à retirer d’Arabie saoudite quatre batteries de missiles sol-air de moyenne portée Patriot et des dizaines de militaires déployés dans le royaume pour renforcer sa défense aérienne face à l’Iran.

Le quotidien informe que deux escadrons de chasseurs américains ont également quitté la région. En outre, selon le Wall Street Journal, Washington envisage de réduire bientôt la présence de la Marine américaine dans le golfe Persique.

«Le retrait par le Pentagone des systèmes de défense antimissile Patriot d’Arabie saoudite ainsi que d'autres mesures de ce genre sont basés sur des estimations de certains responsables selon lesquelles Téhéran ne représente plus une menace directe pour les intérêts stratégiques américains», a indiqué le quotidien.

Les attaques de drones de 2019

Fin septembre 2019, le Pentagone a annoncé l'envoi de 200 militaires et des missiles Patriot en Arabie saoudite dont des installations pétrolières avaient été la cible d'une attaque de drones le 14 septembre 2019.

Pour rappel, l’attaque en question a été revendiquée par les rebelles yéménites Houthis. Selon les autorités saoudiennes, au moins 18 drones et sept missiles de croisière ont été utilisés. L’Arabie saoudite, les États-Unis ainsi que plusieurs pays occidentaux ont alors accusé l’Iran, qui soutient le mouvement houthi, d’avoir orchestré l’opération.

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Tags:
États-Unis, Golfe persique, Arabie Saoudite, Houthis
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