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5722018
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Bien que la doctrine nucléaire russe ne comprenne pas la notion de frappe préventive, des responsables américains continuent de spéculer à ce sujet. Ainsi, Christopher Ford, du département d’État, est préoccupé par l’existence du drone russe sous-marin Poséidon qui pourrait inonder les côtes américaines «de tsunamis radioactifs».

L’arsenal nucléaire russe reste sujet de grande préoccupation pour Washington, même si Moscou a répété à maintes reprises que la Russie n’attaquera jamais personne en premier.

Dans un récent rapport, le secrétaire d'État adjoint américain à la sécurité internationale et à la non-prolifération, Christopher Ford, a notamment exprimé ses craintes que les Russes «pourraient répondre par l'utilisation totale des armes nucléaires s'ils voient même un seul missile balistique approcher».

Il a en outre évoqué les capacités destructives du drone sous-marin nucléaire Poséidon, dont l’existence a été annoncée par Vladimir Poutine en 2018.

«Un autre signe préoccupant vient avec le développement par la Russie du drone sous-marin nucléaire Poséidon qui apparemment doit être équipé d’une ogive nucléaire de plusieurs mégatonnes pour être utilisé dans l’océan en période de guerre afin d’inonder les villes côtières américaines de tsunamis radioactifs», a-t-il déclaré.

Finalement, M.Ford admet que la Russie dispose, comme le suggèrent plusieurs médias, du système Perimetr (connu aux États-Unis sous le nom de Dead Hand, «Main morte») qui est capable de lancer automatiquement toutes les armes nucléaires restantes de la Russie s’il détecte une explosion nucléaire en Russie et si le pays perd toute communication avec l'état-major lors d’un conflit nucléaire et a exprimé des préoccupations à ce sujet.

Poutine sur une frappe nucléaire préventive

En octobre 2018, le chef du Kremlin a souligné que la doctrine nucléaire russe ne comprenait pas la notion de frappe préventive. En même temps, il a averti l'éventuel ennemi de conséquences inévitables en cas d’agression.

Le drone Poséidon

En mars 2018, lors de son précédent message à l'Assemblée fédérale, le Président a pour la première fois présenté le Poséidon. Par la suite, en février 2019, le ministère russe de la Défense a rendu publique la vidéo des essais de cette arme dernier cri.

Le drone sous-marin russe, baptisé par les médias occidentaux «arme du jugement dernier», est capable de se déplacer à une vitesse de près de 110 nœuds, soit plus de 200 km/h, grâce au coussin d'air qui l'enveloppe durant sa progression. En outre, le drone est capable de manœuvrer pour changer de direction et de profondeur, ce qui le rend invulnérable aux moyens de lutte existants.

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Tags:
États-Unis, Russie, armes nucléaires, océan, drone, Poséidon (drone sous-marin)
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