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    LES EVENEMENTS EN IRAK NE MENACENT PAS ENCORE DE COMPLIQUER SERIEUSEMENT LA CONSTRUCTON DU PIPE-LINE BAKOU-CEYHAN

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    BAKOU, 24 mars (de notre correspondant Gueraï Dadachev). Les événements en Irak ne menacent pas encore de compliquer sérieusement la construction du pipe-line Bakou-Ceyhan, estime Sabit Baguirov, chef du fonds d'aide au développement de l'économie de marché, ancien chef de la compagnie pétrolière azerbaïdjanaise d'Etat.

    Interviewé par RIA-Novosti, il a fait remarquer que les problèmes ne pourraient surgir que si les artères sont surchargées. Cela peut influer sur les délais de fourniture de cargaisons nécessaires pour la construction du pipe-line, mais pas sur le calendrier de la construction.

    Sabit Baguirov ne partage pas l'avis que le projet n'aura pas de perspectives économiques en cas d'achèvement rapide de la guerre en Irak et de chute des prix mondiaux du pétrole qui en découlera.

    Répondant à la question de savoir quel doit être le niveau des prix du pétrole pour que le pipe-line soit rentable, l'expert s'est référé aux managers réputés selon lesquels la rentabilité peut être assurée même si le prix du baril est de 15 dollars.

    Sabit Baguirov a réagi avec scepticisme à l'opinion, selon laquelle, en cas d'établissement par les Etats-Unis de leur contrôle sur les ressources irakiennes de pétrole, les prix mondiaux du pétrole seront formés non pas par le marché, mais par des "méthodes administratives".

    Selon lui, il est peu probable que les Etats-Unis assument le contrôle du pétrole irakien et manipulent les prix mondiaux du brut. De plus, le potentiel des fournitures du pétrole irakien - environ 200 à 250 millions de tonnes par an - n'est pas si grand. Pour porter l'extraction du pétrole irakien aux volumes capables d'influer sur les prix mondiaux, cela nécessite des investissements considérables. Certes, les Etats-Unis auront un certain instrument d'influence, mais il ne sera pas déterminant, a résumé l'expert.

    Selon lui, les membres de l'OPEP qui produisent 40 pour cent du pétrole mondial, ainsi que la Russie pourront maintenir les cours de quelques 25 dollars le baril qui arrange aussi bien les fournisseurs que les consommateurs de pétrole.

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