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    ON POURRA FAIRE CHANTER LA RUSSIE PAR LA NON-RECONNAISSANCE DES DETTES IRAKIENNES A MOSCOU

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    MOSCOU, 4 avril /RIA-Novosti/. Le ministre de la Presse Mikhaïl Lessine n'exclut pas qu'on puisse menacer la Russie en refusant de reconnaître les dettes de l'Irak d'avant-guerre". C'est ainsi qu'un des débats les plus coûteux pour la Russie pourrait être lancé, a indiqué le ministre dans une interview au journal Izvestia.

    A son avis, la future administration pro-américaine en Irak dans l'après-guerre cherchera à convaincre l'opinion mondiale de l'impossibilité d'amortir les dettes pour le matériel de guerre livré par l'Union soviétique en Irak dans les années 70 . De même que pour les entreprises "détruites par les soldats de Saddam", a ajouté le ministre.

    Qui plus est, a estimé Lessine, "si la guerre dure encore quelques semaines, d'aucuns, dans le camp des accusateurs de la Russie, essaieront de découvrir sur le territoire irakien des spécialistes militaires, des volontaires ou, au pis aller, des mercenaires de Russie". "Car il faudra quand même expliquer aux contribuables la stérilité des efforts des militaires américains et britanniques", a dit le ministre.

    "D'autre part, les alliés se sont heurtés à des difficultés en réglant la question kurde, une question clef dans cette guerre", a noté Lessine. "Le temps viendra pour chercher les responsables de cet échec, d'autant plus qu'il faudra trouver une solution au problème du Kurdistan", a estimé le ministre. "Il se peut qu'à cette même époque les alliés aient besoin de normaliser définitivement leurs relations avec la Turquie. Ce qui veut dire que toute accusation à son adresse pourra être jugée mal à propos", a-t-il estimé. "Alors, on se souviendra des liens historiques de longue date entre l'URSS et la Russie, d'un côté et les Kurdes, de l'autre. L'activité des organisations kurdes en Russie sera elle aussi présentée de manière négative", a ajouté Mikhaïl Lessine.

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