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    Les intérêts du transit des cargaisons de Kaliningrad impliquent la conclusion d'un accord spécial avec l'UE

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    MOSCOU, 2 novembre - RIA-Novosti. La Russie juge nécessaire de signer avec l'Union européenne un accord régissant et normalisant le transit des marchandises en provenance de Kaliningrad, exclave russe sur la Baltique, a déclaré mardi Serguei Iastrjembski, assistant du président de la Fédération de Russie pour les rapports avec l'Union européenne, en répondant aux questions des journalistes russes.

    L'assistant du président a souligné le fait suivant: après l'élargissement de l'Union européenne (le 1er mai dernier, dix Etats de l'Europe centrale et de l'Est ont adhéré à l'UE, y compris la Lituanie, par laquelle s'effectue le transit entre l'exclave et la Russie "continentale"), le transit des cargaisons depuis Kaliningrad est devenu bien plus cher, ce qui est contraire au protocole additionnel à l'accord de partenariat et de coopération (APC) signé le 27 avril 2004.

    "Nous estimons que l'UE n'a pas tenu ses promesses fixées dans le protocole", a fait remarquer l'assistant du président.

    Serguei Iastrjembski a également fait remarquer que la Russie attendait la simplification du régime des visas entre la Russie et l'Union européenne dans son ensemble. "Nous espérons atteindre, dans ce domaine, le même niveau que celui enregistré avec l'Allemagne, la France et l'Italie", a dit Serguei Iastrjembski. Le travail dans ce sens s'effectue d'une manière assez dynamique, l'Union européenne a constitué une délégation spéciale qui a reçu un mandat pour les pourparlers avec la Russie et la signature d'un accord sur la simplification du régime des visas. "Mais ce processus ne fait que commencer", a souligné Serguei Iastrjembski.

    Intervenant au forum russo-italien dans le cadre des sociétés civiles qui s'est tenu au MGUIMO (Institut des relations internationales de Moscou), Serguei Iastrjembski a mis l'accent sur le caractère particulier des rapports entre la Russie, l'Italie, l'Allemagne et la France. Il a notamment mentionné l'existence des accords entre ces pays sur la simplification du régime des visas.

    Cependant, prenant la parole au forum-dialogue russo-italien, Serguei Iastrjembski a émis son avis, selon lequel l'image de la Russie qu'on se fait à l'étranger est fondée, pour beaucoup, sur son passé soviétique.

    "La division du monde chrétien, l'existence de l'église chrétienne de l'Est et de l'Ouest se font sentir jusqu'à présent. Pour la branche prédominante de la religion, nous étions étrangers", a souligné l'assistant du président.

    Les autres facteurs principaux qui déterminent jusqu'à présent l'image extérieure de la Russie sont, selon Serguei Iastrjembski, l'isolement de la Russie du développement culturel et informationnel de la communauté internationale pendant la période soviétique et l'absence en Russie de la perception identique des notions de démocratie, de société civile et des droits et libertés individuels de l'homme.

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