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    Vladimir Poutine s'exprime sur le projet d'extension de la centrale hydraulique de la Boureïa

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    MOSCOU, 2 novembre - RIA Novosti. Vladimir Poutine a jugé inadmissible d'inonder les 40 km de la voie ferroviaire reliant le réseau transsibérien à la ligne Baïkal-Amour dans le cadre du projet d'extension de la centrale hydraulique de la Boureïa, affluent gauche de l'Amour, en Sibérie orientale.

    Lors d'un entretien mardi avec le directeur des Chemins de fer de Russie (RZD), Guennadi Fadeïev, le président russe lui a demandé son avis à ce sujet.

    Il s'agit d'une "ligne d'importance stratégique" puisqu'elle relie les deux grands axes transsibériens, a répondu le patron de RZD.

    Le gouvernement est au courant du problème, a-t-il dit. "Naturellement, la mer artificielle continue de se remplir, mais elle ne figure pas dans le programme d'investissement 2005 pour le développement du réseau ferroviaire qui sera plus volumineux de 36% par rapport à l'année en cours", a-t-il expliqué.

    "A nous seuls, nous ne pourrons y faire face. Le prix de la question est de 5 milliards de roubles (1 UDS = 28,76 RUB, ndlr)", a précisé Guennadi Fadeïev.

    "Il ne faut pas faire semblant que le problème n'existe pas. Le secteur énergétique s'occupe de ses propres problèmes, le chemin de fer des siens, et le gouvernement n'inclut pas le dossier dans le plan. Quel résultat aurons-nous au final? La voie ferrée sera inondée. Non, nous ne devons pas l'admettre", a rétorqué le président.

    L'an prochain, RZD envisage de lancer une nouvelle locomotive électrique de fabrication russe, a indiqué Guennadi Fadeïev.

    Annonçant la fin des essais pour la locomotive à moteur diesel 2T-70, il a précisé que celle-ci conçue à l'usine de Kolomna, dans la banlieue de Moscou, était à 100% assemblée de composantes de fabrication russe.

    S'agissant de l'intérêt que le marché russe des locomotives à moteur diesel suscitait auprès des investisseurs étrangers, le patron de RZD a constaté que General Electric venait de proposer de moderniser nos engins.

    La compagnie américainevient de libérer 100 moteurs diesel dont elle voudrait équiper les locomotives russes. "Nous nous sommes entendus qu'ils moderniseraient une locomotive qui devrait passer toutes nos procédures de concertation interministérielles", a dit le responsable russe. Les Américains ont emporté une de nos locomotives qu'ils ont équipée d'un moteur diesel, et les essais sont en cours. "Par ses performances, il ne dépasse pas pour l'instant les vieilles locomotives de l'usine de Lougansk, en Ukraine", a résumé Guennadi Fadeïev.

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